Paris: Décès d’un homme près de la salle de shoot... Que s'est-il passé?

SOCIETE Un homme a été retrouvé mort jeudi dernier dans le 10e arrondissement de la capitale, à quelques mètres de la salle de shoot …

R.L.

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L'entrée de l'hôpital Lariboisière à Paris le 23 août 2013
L'entrée de l'hôpital Lariboisière à Paris le 23 août 2013 — Thomas Samson AFP

Un homme d’une quarantaine d’années a été découvert mort, jeudi dernier, dans le 10e arrondissement de la capitale, à quelques mètres de l’hôpital Lariboisière et de la salle de shoot, rapporte nos confrères du Parisien. 20 Minutes fait le point.

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Que s’est-il passé ?

Mercredi dernier, un homme d’une quarantaine d’années a agonisé pendant près d’une dizaine d’heures devant la salle de shoot de l’hôpital Lariboisière. Selon Le Parisien, des passants ont tenté de le secourir en appelant le 17 et l’association Gaïa qui gère la salle de shoot, installée depuis maintenant 8 mois dans l’enceinte de l’hôpital. « Le mercredi 12 juillet, en début d’après-midi, nombre d’entre nous ont vu cet homme, visiblement très mal en point, et ont cherché à l’aider », a en effet confié  un habitant de la rue au quotidien. En vain. L’homme a été retrouvé sans vie, le lendemain. Ni les services de secours ni l’association qui gère la salle de shoot ne lui seraient venus en aide.

Un habitué de la salle ?

« Ses bras portaient des traces de piqûres qui laissent penser qu’il s’agissait bien d’un consommateur de drogue par injection », selon un habitant du quartier. Une situation nuancée par l’association et le maire de l’arrondissement. Selon des responsables de l’association Gaïa l’homme était « inconnu de leur structure » et précise qu’il « semblait alcoolisé » et qu’il ne souhaitait pas se rendre aux urgences, avançant qu'« à ce moment-là, [il] ne nécessitait pas une évacuation immédiate ». « Les maraudes de Gaïa qui interviennent dans la rue l’avaient vu la veille, lui avaient demandé s’il souhaitait de l’aide, il avait répondu qu’il n’en souhaitait pas », aaffirme de son côté Rémi Ferraud sur BFM Paris. Selon le maire du 10e, les résultats de l’autopsie pratiquée depuis sa mort le confirment, précise le site Internet de BFM.

Quelle est l’ambiance sur place ?

Depuis l’ouverture de la salle de shoot, certains habitants confient être « traumatisés » et « excédés ». « Nous nous sentons de plus en plus abandonnés, de mois en mois. Les scènes de deal et de d’injection en pleine rue sont quotidiennes. Et maintenant on laisse mourir un homme sur le trottoir », indique l’un d’eux au Parisien.

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« Ce que je refuse c’est qu’on impute à la salle des problèmes qui ne sont pas liés et qu’on soit dans cette logique de bouc-émissaire, où chaque incident à proximité de l’hôpital Lariboisière serait lié à la salle. Si c’est le cas, il faut le dire. Mais quand ce n’est pas le cas, il faut dénoncer aussi les mensonges et les manipulations », martèle auprès de BFM, Rémi Ferraud.