Législatives: Le présumé agresseur de Nathalie Kosciusko-Morizet au tribunal mardi

ALTERCATION Il conteste tout «contact physique»...

20 Minutes avec AFP

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NKM en campagne à Paris le 15 juin peu avant son agression.
NKM en campagne à Paris le 15 juin peu avant son agression. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Soupçonné de violences et outrage « sur personne chargée d’une mission de service public ». L’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, durant la campagne de l’entre deux-tours des élections législatives, comparaît mardi devant le tribunal correctionnel de Paris.  Vincent Debraize, maire de Champignolles en Normandie, est accusé d’avoir agressé physiquement la candidate LR lors d’un tractage sur un marché du Ve arrondissement de la capitale.

« Nathalie Kosciusko-Morizet sera présente à l’audience pour expliquer le déroulement des faits » a indiqué à l’AFP son avocat Me Jean-Yves Dupeux. L’ancienne ministre avait été brièvement hospitalisée après avoir chuté et perdu connaissance et s’était vu reconnaître deux jours d’incapacité totale de travail (ITT).

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Il a toujours nié les violences physiques

L’agresseur présumé, maire (sans étiquette) de Champignolles, un petit village de l’Eure, avait pris la fuite après les faits mais avait rapidement pu être identifié à partir de témoignages, de photos et de la vidéosurveillance. Convoqué par la police et placé en garde à vue, il avait été confronté à NKM mais a continué à nier avoir exercé des violences à son encontre. « A aucun moment je n’ai frappé ou même eu la volonté de frapper Mme Kosciusko-Morizet », a-t-il répété le 22 juin lors d’une conférence de presse, assurant même avoir lui même été victime de violences de la part de partisans de NKM qui l’auraient notamment poursuivi dans le métro après l’altercation.

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« L’homme a d’abord eu des propos outrageants à l’égard de ma cliente, ciblant ses fonctions de conseillère de Paris », a expliqué à l’AFP Me Dupeux. « Il lui a ensuite arraché les tracts des mains, l’a giflée avec les tracts. Elle a eu un geste de recul. Il l’a poussée au-dessus du thorax et elle a perdu l’équilibre et est tombée », selon l’avocat.

L’ancienne ministre de l’Écologie de Nicolas Sarkozy avait perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l’hôpital Cochin, où le Premier ministre Edouard Philippe lui avait rendu visite. Les réactions politiques d’indignation et de soutien à NKM avaient afflué.