VIDEO. Un nationaliste projetait d'assassiner Emmanuel Macron lors du défilé du 14 juillet

TERRORISME Le jeune homme, originaire d’Argenteuil et proche des milieux nationalistes, a indiqué lors de sa garde à vue qu’il souhaitait s’en prendre à Emmanuel Macron…

Caroline Politi

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Un homme de 23 ans, suspecté d'avoir voulu s'en prendre à Emmanuel Macron lors du défilé du 14 juillet a été placé en détention provisoire.
Un homme de 23 ans, suspecté d'avoir voulu s'en prendre à Emmanuel Macron lors du défilé du 14 juillet a été placé en détention provisoire. — PATRICK KOVARIK AFP
  • Un nationaliste de 23 ans a été mis en examen pour «entreprise individuelle terroriste»
  • En garde à vue, il a confié qu'il souhaitait s'en prendre à Emmanuel Macron lors du défilé du 14 juillet. 
  • Il a déjà été condamné à deux reprises, notamment pour «provocation à la haine raciale»

Son projet n’était pas « abouti » mais sa détermination intacte. Un homme de 23 ans, suspecté d’avoir voulu commettre une action violente à l’encontre d’Emmanuel Macron, a été interpellé mercredi, a appris 20 Minutes de source judiciaire, confirmant une information de RMC. Décrit comme proche des milieux d'ultra-droite, il a été mis en examen samedi pour « entreprise individuelle terroriste » et écroué.

Lors de son audition, ce natif d’Argenteuil dans le Val d’Oise, a évoqué le défilé du 14 juillet pour commettre son acte. « Ses revendications sont sans équivoque mais il n’avait, semble-t-il, aucun projet abouti. Il a dit vouloir s’en prendre à Emmanuel Macron mais également à une communauté minoritaire », nous précise cette source. 

Le suspect a été repéré grâce à des signalements sur la plateforme Pharos, mise en place par le gouvernement. Selon RMC, il aurait indiqué sur une conversation sur un site de jeux vidéo chercher une arme pour commettre un attentat. Lors de son interpellation, samedi à son domicile, il a menacé les policiers avec un couteau de cuisine. Deux autres armes blanches ont été saisies. Aucune arme à feu n’a, en revanche, été découverte.

Apologie d’Anders Breivik

L’homme, décrit comme proche des milieux nationalistes, n’était pas fiché mais connu des services de police et de justice. Son casier fait mention de deux condamnations, dont la dernière qui remonte à 2016, pour provocation à la haine raciale. Il a été condamné à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis pour avoir fait l’apologie d’Anders Breivik, le néo-nazi norvégien qui a tué 77 personnes en 2011, précise une source judiciaire. Deux ans auparavant, il avait été condamné pour détention d’engins explosifs.

Compte tenu de la nature du dossier, le parquet de Pontoise s’est dessaisi au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris. Une information judiciaire a été ouverte et les investigations confiées à la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire.