Seine-et-Marne: Six jeunes hommes, dont quatre mineurs, mis en examen pour 19 cambriolages

INFO «20 MINUTES» Agés de 15 à 18 ans et originaires du 19e arrondissement de Paris, tous sont bien connus des services de police pour des faits similaires...

Caroline Politi

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Cinq ados sont soupçonnés de 19 cambriolages.
Cinq ados sont soupçonnés de 19 cambriolages. — FRED TANNEAU / AFP
  • Ils sont mis en examen pour « vols par effraction en réunion »
  • Ils sévissaient en Seine-et-Marne

Dix-neuf cambriolages depuis le début de l’année. Toujours en journée, et à chaque fois, avec un mode opératoire similaire. Les braqueurs se rendaient sur les lieux en transports en commun, repéraient des appartements généralement à Chelles, parfois à Meaux ou Emerainville, en Seine-et-Marne, et bloquaient la vue des judas des appartements avoisinants avec un chewing-gum pour ne pas être reconnus…

Six mis en examen, dont quatre mineurs

Cinq jeunes hommes, dont trois mineurs, ont été interpellés mardi dernier (20 juin) et mis en examen pour « vols par effraction en réunion », a-t-on appris ce jeudi. Un sixième adolescent, également mineur et actuellement en détention à Fleury-Mérogis mais libre au moment de la vague de cambriolages, est poursuivi pour les mêmes faits.

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Hormis ce dernier, les suspects, âgés de 15 à 18 ans, ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Tous sont originaires du 19e arrondissement de Paris et bien connus des services de police pour des faits similaires. « Ils ont fait usage de leur droit au silence en garde à vue », précise le commissaire Stéphane Blain, chef de la sûreté départementale de Seine-et-Marne, qui a coordonné l’enquête.

Traces d'ADN

L’enquête démarre en janvier 2017, lorsqu’un appartement de Chelles est victime d’un cambriolage. Rapidement, les enquêteurs se rendent compte que le taux de cambriolage dans la commune a bondi. Des appartements pour l’essentiel, toujours vides au moment du méfait. Pendant cinq mois, ils collectent des indices. La surveillance physique est renforcée, les bandes de vidéosurveillance sont exploitées. Mais c’est surtout le manque de précaution des jeunes braqueurs qui leur permet d’identifier des suspects. Dans un appartement, un gant a par exemple été laissé. «Des traces d'ADN ont été laissées sur plusieurs scènes, nous avons procédé par recoupements», indique le commissaire Blain, précisant que « le montant du préjudice n’est pas encore connu »

Une information judiciaire a été ouverte au parquet de Meaux.