Un principal de collège soupçonné de s’être poignardé lui-même

SEINE-SAINT-DENIS L’affaire avait suscité l'émoi de la classe politique en novembre...

Avec agence

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Le principal adjoint poignardé en novembre dans son collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), affaire qui avait suscité l'émoi de la classe politique, Nicolas Sarkozy en tête, est soupçonné de s'être lui-même blessé et a été placé en garde à vue mardi à Saint-Denis-de-La-Réunion, a-t-on appris de source judiciaire.
Le principal adjoint poignardé en novembre dans son collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), affaire qui avait suscité l'émoi de la classe politique, Nicolas Sarkozy en tête, est soupçonné de s'être lui-même blessé et a été placé en garde à vue mardi à Saint-Denis-de-La-Réunion, a-t-on appris de source judiciaire. — Mehdi Fedouach AFP/Archives

Le principal adjoint poignardé en novembre dans son collège de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) est soupçonné de s'être lui-même blessé et a été placé en garde à vue mardi à Saint-Denis-de-La-Réunion, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information donnée par RMC.

Emoi de la classe politique

Mohammed Abdallah, 44 ans, a été interpellé à 6h heures locales sur l'île dont il est originaire et où il était en convalescence.

Les faits remontent au samedi 10 novembre 2007. Vers 21h, l'adjoint du collège Pablo-Neruda, qui vivait sur place dans un logement de fonction, avait été découvert gisant dans un état grave par le gardien, et transporté dans un service de réanimation.

Selon les premiers éléments d'enquête, les deux hommes étaient sortis pour trouver l'origine d'un bruit suspect, l'adjoint précédant de peu le gardien. Ce dernier avait trouvé Mohammed Abdallah derrière un bâtiment, dans l'enceinte de ce collège de 550 élèves classé en zone «prévention violence».

A l'époque, le président de la République avait «souhaité que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame, afin que les auteurs de cet acte barbare puissent être identifiés et arrêtés». Nicolas Sarkozy avait également provoqué une réunion sur la sécurité de ce collège vulnérable aux intrusions et aux attaques (jets de cocktails Molotov et voiture-bélier incendiée en avril et mai 2006).

Le lendemain des faits, le ministère de l'Education nationale avait indiqué que le principal adjoint avait été agressé alors qu'il surprenait une ou deux personnes entrées dans l'enceinte du collège. «L'ensemble du dossier donne à penser qu'il n'y a pas eu l'intervention d'un tiers», a affirmé mardi la source judiciaire.

Il vivait mal son affectation

Père de deux enfants, Mohammed Abdallah était adjoint depuis la rentrée 2007 dans ce collège, après un poste administratif à l’université de La Réunion. Selon une source proche du dossier, il vivait mal cette nouvelle affectation, loin de sa famille restée à La Réunion.