Paris: Un cas de méningite mortelle à à l’Université américaine, un second soigné et 200 étudiants vaccinés

MENINGITE La maladie s'est déclarée en février mais l'information vient juste de sortir...

Laure Gamaury

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Illustration d'une jeune femme se faisant vaciner contre la méningite
Illustration d'une jeune femme se faisant vaciner contre la méningite — NIKO/SIPA

Il s’agit de la méningite W. Selon les informations du Parisien, deux cas de méningite W ont été décelés à l’université américaine de Paris, à quelques mois d’intervalle seulement, dont le premier a été fatal pour une étudiante de 19 ans.

L’établissement privé prestigieux qui accueille 1.000 étudiants et où se préparent 23 licences et 7 masters en business, et l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, ont procédé à une campagne de vaccination sur quelque 200 étudiants, dans la plus grande discrétion. « Le premier cas de méningite de souche W est apparu en février. L’entourage proche a reçu un traitement antibiotique et une vaccination », précise l’ARS au Parisien.

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200 étudiants vaccinés dans le plus grand secret

C’est cette première patiente qui est décédée mais à ce moment impossible de faire le lien entre la maladie et son lieu d’études. Mais en mai, un deuxième étudiant du campus a été diagnostiqué et la campagne de vaccination de plus grande ampleur a été lancée. « C’est l’usage d’attendre d’avoir deux cas au même endroit pour les relier à un foyer potentiellement épidémique », a précisé un médecin.

L’ARS, interrogée par le Parisien, se justifie : « la situation était sous contrôle, il ne nous paraissait pas nécessaire de rendre cette affaire publique », contrairement à la vaccination massive à l’université de Dijon en janvier, où deux étudiants étaient décédés de la même méningite W. Même son de cloche du côté de l’université américaine de Paris où son vice-président, Marc Montheard, parle de « respect pour la famille de la victime ». « Vivre ce drame n’a pas été simple, cela a laissé des traces. Les étudiants ont vécu un deuil dans une communauté très petite. Beaucoup d’entre eux connaissaient la jeune fille qui a disparu ».