Essonne: Des policiers caillassés lors d'interventions sur des ouvertures de bouches d’incendie

CHAUD DEVANT Aux Ulis et à Courcouronnes, dans l’Essonne, des policiers intervenant après l’ouverture de bouches à incendie ont été caillassés...

C.Po.

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Une ouverture de bouches d'incendie à Aubervilliers en 2015. (Illustration)
Une ouverture de bouches d'incendie à Aubervilliers en 2015. (Illustration) — SIPANY/SIPA

La chaleur a-t-elle échauffé les esprits ou s’agissait-il d’un guet-apens tendu aux forces de l’ordre ? Mercredi soir, aux Ulis et à Courcouronnes, dans l’Essonne, des policiers intervenant après l’ouverture de bouches à incendie ont été caillassés, a-t-on appris de sources policières. Le « street pooling », phénomène qui consiste à ouvrir ces arrivées d’eau normalement réservées aux pompiers pour faire émerger un geyser, est en effet strictement interdit.

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Aux Ulis, les policiers sont intervenus pour épauler l’agent municipal chargé de couper l’eau qui inondait la chaussée. Une soixantaine d’individus qui profitait du geyser les ont alors accueillis à coups de jets de pierres, les blessant très légèrement.

Le scénario était quasiment similaire, à quelques kilomètres de là, à Courcouronnes. Trente individus ont pris pour cible l’agent de la commune qui intervenait pour couper l’eau, sous l’escorte des policiers. Le groupe leur a jeté des pierres, des morceaux de chaussée et des bouteilles. Les policiers ont eu recours à des tirs de cougar, un lanceur de grenade lacrymogène. Selon nos informations, un homme a été interpellé dans la commune et cinq autres dans le reste du département.

Des ouvertures partout en France

Ce phénomène d’ouverture de bouches d’égout pour transformer la chaussée en piscine n’est pas l’unique apanage de l’Essonne. Dans le Val-d’Oise, 40 ouvertures ont été recensées. A Tours et en Seine-et-Marne, deux autres hommes ont été interpellés pour avoir ouvert des bouches d’incendie.

En Seine-Saint-Denis, les maires d’Aubervilliers, Saint-Denis, Stains, l’Ile-Saint-Denis, La Courneuve et Pantin ont lancé un appel pour obtenir plus de moyens pour faire face à cette nouvelle mode, rapporte Le Parisien. Les élus craignent que soit battu le triste record de 2015 : Veolia avait comptabilisé 500 ouvertures de bouches sur toute l’Ile-de-France. Ils réclament des crédits supplémentaires pour faire face au phénomène.