Hauts-de-Seine: Le suppléant d’une candidate de La République en marche exclu de la campagne

LEGISLATIVES Poursuivi pour agression sexuelle, Alain Brevet a adhéré à En marche ! au début de l’année mais vient d’être exclu de la campagne d’une candidate REM…

20 Minutes avec AFP
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Le procès du suppléant de la candidate de La République en marche a été renvoyé au mois de mars 2018 (Illustration). // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES
Le procès du suppléant de la candidate de La République en marche a été renvoyé au mois de mars 2018 (Illustration). // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES — VINCENT WARTNER / 20 Minutes
  • Le procès du suppléant de la candidate de La République en marche, mis en examen pour agressions sexuelles, a été renvoyé au 5 mars 2018
  • Il a été exclu de la campagne d’Isia Khalfi, candidate dans la première circonscription des Hauts-de-Seine

Le suppléant mis en examen pour agressions sexuelles a été exclu mercredi « de la campagne » d’une candidate de La République en marche (LREM). Ce choix de la candidate partie favorite dans les Hauts-de-Seine intervient après la révélation des ennuis judiciaires d’Alain Brevet dans la presse, relate l’AFP.

Agé de 49 ans, il devait comparaître lundi devant le tribunal correctionnel de Nanterre, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné. Son procès a finalement été renvoyé au 5 mars 2018. Mis en examen en mars 2012, il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour « agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ». Selon l’accusation, les faits se sont déroulés entre 2010 et 2012, à Gennevilliers et Bois-Colombes, lorsqu’il était directeur d’un Comité d’aide aux réfugiés. Les deux plaignantes sont des réfugiées, selon une autre source proche du dossier. L’avocate Amale Kenbib a évoqué « des relations consenties » entre Alain Brevet et ses accusatrices.

Exclu de campagne

Après la révélation de cette mise en cause, la candidate LREM dans la 1re circonscription des Hauts-de-Seine,Isia Khalfi, a décidé mercredi son « exclusion de la campagne, en accord avec la direction de La République En Marche, et « sans préjuger de la suite judiciaire de cette affaire », a-t-elle indiqué dans un communiqué. « Alain Brevet n’avait fait part de sa mise en examen et de sa convocation judiciaire ni à (elle) ni au mouvement », a affirmé la candidate, une jeune avocate de 29 ans, qui s’est dite « choquée et consternée de cette situation ». « En dissimulant ces informations, Alain Brevet a trahi les valeurs portées par La République en Marche », a-t-elle encore déploré.

L’avocate du suppléant, Maître Amale Kenbib, a confirmé à l’AFP que son client n’avait pas prévenu la candidate de cette procédure. Le quinquagénaire a adhéré à En marche ! début 2017. Il travaille dans le social depuis 25 ans et gère actuellement des foyers pour sans-abri chez Emmaüs, précise la profession de foi de Isia Khalfi. « Alain Brevet est effondré du communiqué d’Isia Khalfi », a poursuivi son avocate.

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« Le code électoral interdit de changer de suppléant entre les deux tours », a regretté la candidate. Avec près de 30 % des voix acquises au premier tour des législatives pour le secteur de Colombes Nord, Gennevilliers et Villeneuve, Isia Khalfi avait créé la surprise dimanche, en s’imposant face à une candidate PCF, dans ce territoire pourtant acquis à la gauche et à l’extrême gauche depuis plus d’un demi-siècle. Le député PS sortant Alexis Bachelay avait été éliminé dès le premier tour, ne recueillant que 9,33 % des voix.