Un policier tué par balles dans le 17e

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L’ancien îlotier du quartier a été tué par son arme de service. Franck Lelong, membre de la SRPT, la nouvelle police régionale des transports, a été retrouvé mort, hier matin à 5 heures, à proximité de son domicile, boulevard Bessières (17e). Vêtu de ses vêtements civils, le fonctionnaire avait quitté son poste, à l’antenne de Montparnasse, la veille, à 23h30. Agé de 30 ans, ce père d’un jeune enfant travaillait, il y a encore quelques mois, dans le quartier où il a trouvé la mort. Deux « toxicomanes notoires » ont été arrêtés dans la matinée par la Brigade anti-criminalité à proximité des lieux du meurtre. Le pistolet manhurin du policier a été retrouvé au moment de l’interpellation de l’un d’eux. Tous les témoins font par ailleurs état d’une « agression par deux hommes ». Les deux suspects ont été placés en garde à vue à la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, chargée de l’enquête. Pourtant, rien n’indique à l’heure actuelle si la profession de Franck Lelong a un lien direct avec les faits. Pour l’Unsa-police, syndicat majoritaire chez les gardiens de la paix, cela ne fait en revanche aucun doute : Franck Lelong a été tué « pour ce seul motif ». « Mort d’être policier, c’est ce que nous retenons de cette tragédie », estime le syndicat. Alliance recommande quant à lui la « prudence ». Il préfère « attendre les résultats de l’enquête avant d’engager une réflexion sur le fond » et évoque une « violence gratuite ». Synergie partage enfin la « colère des policiers, cibles de malfrats minables ». Le syndicat « interpelle la justice sur la multiplication et la banalisation des agressions » de policiers.

hypothèse La brigade criminelle de la police judiciaire n’écarte aucune hypothèse. Les enquêteurs parlent d’une « agression mortelle et d’une victime a priori ordinaire, à l’exception de son métier qui l’est moins. »