Sciences-Po devra corriger sa convention ZEP

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Philosophie acceptable, mais copie à revoir. La cour administrative d’appel a annulé hier la résolution qui autorise le directeur Sciences-Po Paris à passer des conventions avec les lycées situés en zone d’éducation prioritaire (ZEP) pour proposer à leurs élèves un concours d’admission parallèle. Sans « remettre en cause le principe », la Cour demande des « précisions » sur les modalités de ces conventions. La procédure fait suite à la plainte du syndicat universitaire UNI (droite), qui estimait en septembre 2001 que cette convention constituait une « rupture de l’égalité entre les étudiants ». Depuis trois ans, 87 lycéens issus de ZEP ont été admis à Sciences-Po Paris via ce concours. Paradoxalement, tout le monde se déclare « satisfait » de la décision. L’UNI, tout d’abord, qui y voit « la fin d’une procédure totalement inefficace en matière de démocratisation ». L’établissement, ensuite, qui « se réjouit » que la Cour « valide le principe des conventions, les critères de sélection et rejette donc la demande de l’UNI ». La direction de l’IEP précise qu’elle rendra ses prochaines conventions plus explicites. Elle indiquera, par exemple, que les établissements privés peuvent passer des conventions, au même titre que les lycées publics. Elle veillera par ailleurs à ce que « les critères de choix des lycées partenaires soient intégrés dans les résolutions du Conseil de direction. » Guillaume Frouin

recrutement En 2003, 37 lycéens issus de ZEP ont été recrutés à Sciences-Po. « Les deux tiers sont des enfants d’ouvriers ou d’employés », indique la direction, et « les trois quarts sont boursiers ».