Grande roue à Paris: Le «roi des forains», Marcel Campion, mis en examen

JUSTICE Le juge enquête sur les conditions d'attribution par la mairie de Paris de l'emplacement de sa grande roue à la Concorde...

20 Minutes avec AFP

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Paris le 28 janvier 2013. Illustration rive droite. Place de la Concorde et grande roue.
Paris le 28 janvier 2013. Illustration rive droite. Place de la Concorde et grande roue. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le roi des forains mis en examen. A l'issue d'une journée d'audition dans le bureau du juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke, Marcel Campion a été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux à hauteur de 75.000 euros et recel de favoritisme, dans l'enquête qui porte notamment sur la convention passée avec la mairie de Paris en 2015 pour l'installation de sa célèbre grande roue à la Concorde.

La gestion des activités foraines

Marcel Campion a été interrogé en tant que gérant de la société d’exploitation de la grande roue, « Fêtes Loisirs », l’une de ses deux entreprises, avec « Loisirs associés », visées par les investigations. Après une enquête préliminaire déclenchée en octobre 2015, le parquet de Paris avait ouvert le 4 juillet 2016 une information judiciaire, portant notamment sur des délits présumés de participation à une entente illicite, favoritisme, abus de biens sociaux et blanchiment de fraude fiscale.

La propriété de Marcel Campion avait été perquisitionnée le 6 octobre dernier et plus de 300.000 euros en espèces y avaient été découverts. Il a ensuite été placé en garde à vue en mars ainsi qu’un cadre intermédiaire de la mairie, « en charge du suivi technique du dossier Campion », selon une source proche du dossier.

La mairie de Paris partie civile

La municipalité avait porté plainte lorsqu’elle avait appris qu’au lendemain de la clôture d’un appel d’offres au printemps 2015, l’unique concurrent de Marcel Campion avait été contacté via un faux courriel censé émaner de la mairie pour discuter du dossier de la grande roue alors que son identité ne pouvait être connue qu’au sein des services de la ville. La mairie s’est depuis constituée partie civile dans cette enquête pour s’assurer notamment « qu’aucune des procédures d’attribution qui concernent la société Fêtes Loisirs n’a été faussée ».

«Cette affaire a été montée en épingle par une certaine presse et ne correspond absolument pas à ce qui est dans le dossier », a déclaré l’avocate de Marcel Campion, Marie-Alix Canu-Bernard.