Aulnay-sous-Bois: Trois interpellations après des affrontements entre des jeunes et la police

PARIS Trois personnes ont été interpellées après l’attaque d’une caméra de vidéosurveillance…

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration — LEWIS JOLY/SIPA

Des affrontements entre les jeunes et la police ont eu lieu samedi soir àAulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où trois personnes ont été interpellées après l’attaque d’une caméra de vidéosurveillance, a-t-on appris ce dimanche de source policière.

Un véhicule de police détérioré et plusieurs voitures incendiées

Selon la police, des fonctionnaires auraient été la cible de jets de projectiles sur la place du Cap, lieu del’arrestation brutale du jeune Théo en février, alors qu’ils intervenaient pour arrêter « un groupe d’individus qui tentaient de scier un poteau supportant une caméra de vidéosurveillance », vers 21 h 00.

Un véhicule de police a été détérioré et plusieurs voitures incendiées, selon cette même source, qui a précisé que des « complices étaient en fuite ». La veille, un lampadaire supportant une caméra de vidéosurveillance avait été découpé à la tronçonneuse dans la ville voisine d’Epinay-sur-Seine.

Un collectif citoyen dénonce une nouvelle bavure policière

Dans un communiqué adressé à l’AFP, le collectif citoyen aulnaysien « La révolution est en marche » a dénoncé une « nouvelle bavure policière à Aulnay-sous-Bois » ayant débouché sur le placement en garde à vue de l’un de ses membres fondateurs, Hadama Traoré.

« Hier à 21 h 00, après être sorti d’un spectacle au Nouveau CAP dans le quartier de la Rose des vents, une intervention de police dégénère et Hadama Traoré s’interpose en tant que médiateur entre les jeunes et des policiers surexcités. Les policiers s’en sont pris à lui, lui tirant dessus à trois reprises dans le dos et à la jambe. Des médiateurs municipaux présents avec Hadama ont également essuyé des tirs de gaz lacrymogène », écrit ce collectif.

Ce dimanche, Hadama Traoré « s’est rendu au commissariat d’Aulnay-sous-Bois pour déposer une plainte pour violence et a été placé en garde à vue », ajoute-t-il, réclamant « de pouvoir visionner les caméras de la ville » et promettant « une grande mobilisation ».

Selon une source policière, Hadama Traoré a été placé en garde à vue pour incitation à l’émeute et à la rébellion. Dimanche soir, sa garde à vue a été levée, tout comme celles des trois jeunes interpellés samedi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Fin février, la cité des 3.000 avait été le théâtre de l’interpellation violente de Théo, 22 ans, victime d’un viol présumé. Cette affaire a eu un retentissement considérable et a donné lieu à plusieurs nuits de violences urbaines.