Sur l'autoroute, pas de fluidité sans feu

Magali Gruet - ©2008 20 minutes

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Patienter pour emprunter une autoroute plus fluide. Depuis hier, dix-sept bretelles de l'A86 et de l'A4 sont équipées de feux pour réguler l'entrée des véhicules sur leur réseau. Ces feux détectent l'état du trafic, puis lâchent les voitures arrêtées sur la bretelle au moment où il est le plus fluide. « L'attente n'excède jamais plus de deux minutes, et le feu se met automatiquement au vert quand la bretelle est pleine de voitures, pour ne pas engorger le territoire des communes », précise la direction interdépartementale des routes d'Ile-de-France (Dirif).

« Au début, les usagers auront l'impression de poireauter dans une bretelle pour rien, mais il a été prouvé qu'ils gagneront du temps au final. Nous avions mené cette expérience sur huit bretelles de l'A6 à la hauteur de Savigny-sur-Orge (Essonne). Pour une minute d'attente au feu, les véhicules gagnaient dix minutes pour rejoindre Paris », ajoute Jean-Marie Le-Dieu-de-Ville, responsable du pôle équipement et tunnels à la Dirif. Cette première tranche de dix-sept bretelles, d'un coût de 8,2 millions d'euros, doit permettre de gagner une à trois minutes par parcours. Un plan d'équipement de 74 bretelles en Ile-de-France est dans les cartons. D'un coût de 24,2 millions d'euros, il couvrirait tous les accès à l'A86 et les jonctions avec toutes les radiales qui la croisent (A1, A3, A4, A6 et A13). Mais ces crédits n'ont pas encore été prévus dans le contrat de projet Etat-région 2007-2013. « Si la situation se débloquait, nous pourrions finir la boucle en trois ans, avec un gain de 10 à 15 minutes sur un parcours moyen de 40 », conclut la Dirif.