Et si c'était grâce à son métro, ses trains et, ses bus que Paris gagnait les JO 2024

JEUX OLYMPIQUES La commission d’évaluation du CIO est à Paris, de samedi à mardi, pour évaluer la candidature de la capitale pour les Jeux de 2024. Un des atouts parisiens : son réseau de transport. Hé oui !….

Floréal Hernandez

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Une bouche de métro à Paris. (Illustration)
Une bouche de métro à Paris. (Illustration) — V. WARTNER / 20 MINUTES
  • Aux Jeux de Rio, le transport a été l’un des gros points noirs
  • « Le réseau de transport de Paris est le plus dingue du monde »
  • Los Angeles va débloquer 88 milliards pour améliorer son réseau de transports publics

Toi qui es dans une rame de RER ou de métro bondée, toi qui viens de rater ton bus, toi qui pestes contre le retard de ton train, sache que tu voyages avec le champion olympique des réseaux de transport. Eh ouais ! « Les Franciliens et les Français ne le savent peut-être pas mais c’est le meilleur réseau au monde », avance Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et du Stif, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France. Et Paris 2024 qui bataille avec Los Angeles pour obtenir les JO ne s’y trompe pas et en a fait un atout de sa candidature. « Notre réseau de transport est le plus dingue du monde », enchérit un membre proche du dossier de candidature Paris 2024.

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Le Stif et Paris 2024 mettent en avant le réseau actuel – 14 lignes de métro, 13 de train, 1.500 de bus, 8 de tram – et futur – cf. carte ci-dessous – car les déplacements à Rio sont un mauvais souvenir pour le CIO. « Un cauchemar, souligne le membre proche du dossier parisien. On s’est dit le CIO va arriver lors de la prochaine attribution en se disant “Plus jamais ça”. »

Les nouveautés du réseau métro, train, bus, tram du Stif pour 2024.
Les nouveautés du réseau métro, train, bus, tram du Stif pour 2024. - Stif

Tous les sites olympiques franciliens à moins de 45 minutes du centre de Paris

Alors Valérie Pécresse, soutien de la candidature, avance : « Tous les sites olympiques seront accessibles en transport en commun et sont à moins de 45 minutes du centre de Paris. » La candidature parisienne fait même le pari (!) que 100 % des spectateurs des Jeux se rendent sur les sites olympiques en transports en commun.

Les quatre sites olympiques franciliens de la candidature Paris 2024 et leur connexion au réseau de transports en commun.
Les quatre sites olympiques franciliens de la candidature Paris 2024 et leur connexion au réseau de transports en commun. - Stif

Le CIO veut des Jeux écolos, verts ? OK, le Stif annonce par la voix de sa présidente : « En 2024, il n’y aura plus aucun bus qui roulera au diesel à Paris, dans la petite couronne ou en grande couronne. Tous les sites seront desservis par des transports non polluants. »

Et Valérie Pécresse promet un maximum de confort sur le réseau. « En 2024, tous les trains et RER seront neufs ou rénovés. Il y aura le Wifi, la 4G, plus de ticket mais une validation par son smartphone, sa carte de crédit… »

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Les Jeux à Paris, c’est l’assurance que l’Etat tienne ses engagements financiers

« Les transports, c’est hyper important, note le membre proche du dossier de candidature Paris 2024. Pour nous, c’est un atout, et on sait que Los Angeles est moins bon là-dessus. » C’est même un des points faibles de la candidature californienne.

D’ailleurs, 88 milliards de dollars sont annoncés pour améliorer le réseau de transports publics ! Toutefois, mercredi, les projets en matière de transports ont été jugés « convaincants » selon la Commission d’évaluation du CIO présente à LA.

Pour les usagers franciliens rétifs aux JO, à l’afflux de touristes et au brouhaha olympique, l’obtention de la compétition serait une bonne nouvelle promet Valérie Pécresse. « Les Jeux, c’est l’assurance que l’Etat va tenir son engagement financier pour la régénération des transports en Ile-de-France car les regards de l’étranger et du CIO seront tournés vers Paris 2024. » Revers de la médaille, c’est l’assurance que le réseau de transports va être en travaux pendant les sept prochaines années.