Les vendeurs prévenus à la sauvette

Alexandre Vau - ©2008 20 minutes

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Informés deux jours à l'avance. Les vendeuses et vendeurs des Galeries Lafayette et du Printemps Haussmann ont finalement dû aller travailler hier, pour le premier dimanche des soldes.

Après un accord délivré jeudi par le préfet de Paris, les deux enseignes du boulevard Haussmann (9e) ont ouvert leurs portes de 10 h à 19 h 30. Si les allées des magasins étaient noires de monde, l'annonce faite à la dernière minute n'a pas fait l'unanimité chez les salariés. « Je l'ai su avant-hier, peste un vendeur au Printemps Homme. Pas facile dans ces conditions de s'organiser. » Comme un signe, « ce sont les caisses qui ne veulent pas travailler », s'exclame une employée qui se bat avec sa machine. D'autres ont accueilli la nouvelle avec philosophie. « Je serai mieux payée à la fin du mois, souligne une manutentionnaire des Galeries Lafayette. Je récupérerai mes heures de sommeil dimanche prochain. »

Du côté des syndicats, la réponse ne s'est pas fait attendre. Et elle est catégorique. « Il n'y avait pas de dates initialement prévues », dénonce Joseph Thouvenel, de la CFTC. Cette décision illustre « un mépris total de la vie des personnes », poursuit le syndicaliste, qui précise par ailleurs que la CFTC n'a pas été consultée.

Le préfet, initialement contre une ouverture ce dimanche, n'a pour l'instant pas motivé sa décision. Les commerces sont actuellement autorisés à ouvrir cinq dimanches par an.

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