Policiers attaqués à Viry-Châtillon: Six nouvelles interpellations, déjà 17 personnes mises en examen

SOCIETE La liste des suspects de l’attaque des quatre policiers s’allonge, six personnes interpellées, ce lundi matin...

20 Minutes avec AFP

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Six nouvelles personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'attaque de policiers à Viry-Châtillon en octobre 2016 (Illustration).
Six nouvelles personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'attaque de policiers à Viry-Châtillon en octobre 2016 (Illustration). — MARTIN BUREAU AFP
  • Le 8 octobre, une quinzaine d’agresseurs ont incendié deux véhicules de police
  • 17 personnes mises en examen, notamment, pour « tentatives de meurtres sur personnes dépositaires de l’autorité publique en bande organisée »

La liste des personnes déjà mises en cause dans l’attaque de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre s'est allongée. Six nouvelles interpellations ont eu lieu lundi matin et ces personnes ont été placées en garde à vue, selon les informations de l’AFP prises de sources policières.

Quinze personnes en centre de détention

Au total, 17 personnes ont déjà été mises en examen dans cette affaire ouverte des chefs de « tentatives de meurtres sur personnes dépositaires de l’autorité publique en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Quinze d’entre elles ont été incarcérées, les deux autres placées sous contrôle judiciaire, selon l’une des sources policières.

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Le 8 octobre, une quinzaine d’agresseurs avaient incendié deux voitures de police, qui surveillaient une caméra installée près d’un feu rouge connu pour ses vols avec violences sur des automobilistes, en lisière de la Grande Borne, une cité difficile à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. Cette agression avait déclenché un mouvement de fronde chez les policiers, inédit par son ampleur, entraînant plusieurs semaines de manifestations nocturnes dans plusieurs villes de France.

Sur les quatre agents, deux avaient été gravement brûlés et ont reçu début avril la médaille de chevalier de l’Ordre national du mérite, des mains du ministre de l’Intérieur Matthias Fekl. Le premier policier, un adjoint de sécurité de 28 ans, a subi plusieurs greffes de la peau et passé une dizaine de jours sous coma artificiel à l’hôpital Saint-Louis à Paris avant d’intégrer un centre de réadaptation en Seine-et-Marne. L’autre agent, une gardienne de la paix de 39 ans, dans la police depuis 19 ans, avait également été grièvement brûlée et soignée plusieurs jours à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.