La banlieue n'aura pas ses Vélib'... pour l'instant

PARIS Le tribunal administratif a gelé la décision mais la ville fait appel...

avec agence

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Le Vélib', système parisien de vélos en libre-service, lancé le 15 juillet, est passé mercredi au braquet supérieur avec les grèves dans les transports, mais il est parfois victime de son succès.
Le Vélib', système parisien de vélos en libre-service, lancé le 15 juillet, est passé mercredi au braquet supérieur avec les grèves dans les transports, mais il est parfois victime de son succès. — Jean Ayissi AFP

Le Vélib’ en banlieue, ce n’est pas pour tout de suite. Et ce sera peut-être jamais. Le tribunal administratif de Paris a gelé ce jeudi la décision d’extension du système de location de vélos en libre-service du conseil de Paris. Mais la Ville de Paris ne renonce pas et a décidé de se pourvoir devant le Conseil d'Etat.

Le tribunal administratif était saisi par la société Clearchannel, candidat malheureux face à JCDecaux lors de l'appel d'offres initial de la Ville de Paris. La société américaine avait déjà tenté de s'opposer juridiquement au contrat initial avec JCDecaux.

7 millions d'euros

«Il y aura beaucoup de déceptions en banlieue. C'est une péripétie problématique mais je pense qu'on va la surmonter», a déclaré Pierre Mansat, adjoint (PCF) chargé des collectivités territoriales. Il a estimé qu'il y avait «une attente très forte aussi bien des Parisiens que des habitants de banlieue».

Le conseil de Paris avait approuvé le 19 décembre le marché avec Somupi, filiale de JCDecaux, prévoyant l'implantation de 300 stations (4.500 vélos) dans 30 communes de banlieue pour un coût évalué à 7 millions d’euros par an. Les chantiers devaient démarrer au deuxième trimestre 2008.

Nouveau marché

Le juge administratif estime notamment que cette extension du système de locations de vélos en libre-service «constitue un nouveau marché dès lors qu'elle aurait pour effet de fournir dans chacune de ces communes un réel service de bicyclettes en libre service».

La Ville ne renonce pas à son projet qui avait rencontré un vif succès auprès des communes limitrophes. Elle affirme dans un communiqué que ce déploiement de Vélib' en banlieue «reste souhaitable et possible à la fin de l'année 2008 dans l'hypothèse où le Conseil d'Etat annule l'ordonnance».