Ile-de-France: «Paris Region» séduit les touristes et les investisseurs étrangers

ECONOMIE Entre 2015 et 2016, les investissements étrangers en Ile-de-France ont progressé de 15% mais ont engendré moins de création d'emplois. La région « peut mieux faire »...

Camille Anger

— 

La gare du Nord de Paris, « principale porte d'entrée de l'Europe du nord » selon Valérie Pécresse, doit être rénovée (Illustration).
La gare du Nord de Paris, « principale porte d'entrée de l'Europe du nord » selon Valérie Pécresse, doit être rénovée (Illustration). —

Devenir une terre d’accueil pour les entreprises étrangères qui souhaitent s’ancrer dans l’Union européenne : telle est l’ambition de la région Ile-de-France. Déjà inscrite au rang des dix métropoles les plus chères du monde, les voyants sont au vert pour la première destination touristique mondiale.

Aussi, plusieurs projets d’investisseurs étrangers concernent Paris et sa périphérie. Car l’Ile-de-France ne cherche pas qu’à séduire les touristes mais aussi les entrepreneurs. De fait, la région a accueilli 359 investissements étrangers en 2016, soit 15 % de plus qu’en 2016.

>> A lire aussi: HSBC va transfèrer 1.000 emplois de Londres à Paris

De bien meilleurs indicateurs qu’en 2011

« Pour 2017, les indicateurs remontent et la perspective de revenir à une situation comparable à celle d’avant les attentats est possible », a déclaré Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France en s’appuyant sur les chiffres de l’office de tourisme de Paris. Si les touristes étrangers sont encore moins nombreux pour ce premier trimestre 2017 qu’en 2014 (-3.1 %), leur nombre a, cependant, augmenté par rapport à celui de 2015 (+4,4 %). Une bonne nouvelle donc, après la publication du bilan touristique de l’année 2016 dans lequel le Comité régional du tourisme (CRT) a dû accuser une baisse de 4,7 % de fréquentation en Ile-de-France entre 2015 et 2016. Les Britanniques avaient notamment réduit leur part de consommation touristique de 10,6 %.

Pour autant, cela n’a pas empêché une trentaine d’entrepreneurs outre-manche d' investir en Ile-de-France. « Le Brexit a été un déclencheur mais surtout un catalyseur pour faire venir les investissements étrangers en Ile-de-France. Notre région est considérée comme l’une des plus pro-actives à Londres », a assuré Valérie Pécresse. « Le guichet unique " Choose Paris Region", créé au lendemain du vote des Britanniques pour la sortie de l’Union européenne en juin 2016, accompagne aujourd’hui une trentaine d’entreprises pour venir s’installer dans la région », poursuit-elle.

>> A lire aussi: L’opération de séduction pour attirer les déçus du Brexit est lancée

Une marque internationale « Paris Region »

La région s’est dotée d’une marque internationale, « Paris Region », pour communiquer auprès des investisseurs étrangers potentiels. En tant que 29e place financière, Paris « peut mieux faire », comme l’a souligné Robin Rivaton, directeur général de Paris région entreprises. La région Ile-de-France se situe derrière les métropoles de Beijing et Tokyo pour l’accueil des 500 plus grandes entreprises mondiales. « Nous bénéficions de bonnes conditions d’expansion. La conjoncture est meilleure qu’en 2011 », avance-t-il avant de détailler la force de « Paris Region » : « La diversité du tissu économique actif dans le management, l’administratif, l’industrie et l’artisanat ». La région concentre 23,1 % des emplois du territoire français. « Amazon Web Services va ouvrir trois data centers en 2017 », a annoncé Valérie Pécresse.

Selon Valérie Pécresse, « il faut casser les clichés. La région est propice aux affaires. Nous disposons du plus grand réseau de transport au monde ». Des projets comme le Charles-de-Gaulle Express et la rénovation de la gare du Nord viennent stimuler l’attractivité du territoire. « Le CDG Express portera les passagers de l’aéroport de Roissy à Paris en 20 minutes. Quant à la gare du Nord, il est difficile de la comparer à la gare de Saint-Pancras à Londres mais elle pourrait devenir un incubateur de fintech très puissant. »

>> A lire aussi: 200 millions d'euros d'investissement et des centaines de postes créés à Roissy