Jean-Luc Mélenchon au Parc floral, à Vincennes, le 25 février 2017.
Jean-Luc Mélenchon au Parc floral, à Vincennes, le 25 février 2017. — AFP

JUSTICE

Maryline Camille Mélenchon attaque Christian Schoettl en diffamation, après sa vidéo sur YouTube

Généralement discrète, la fille de Jean-Luc Mélenchon n’a pas tardé à agir…

La fille du candidat de la France insoumise ne s’est pas laissée faire. Après la vidéo de Christian Schoettl, le maire (UDI) de Janvry, dans laquelle il évoque Maryline Camille Mélenchon, cette dernière l’a assigné devant le tribunal de grande instance de Paris en diffamation.

L’objet de ces poursuites est une vidéo, postée sur le compte YouTube du maire. Pendant plus de dix minutes, l’élu critique l’utilisation par Jean-Luc Mélenchon de l’argent public lorsqu’il était élu en Essonne. Il évoque également le parcours de la fille du candidat. Christian Schoettl avance que Jean-Luc Mélenchon aurait fait embaucher sa fille au Conseil général de l’Essonne alors qu’il n’y était plus élu. Il assure par ailleurs qu’il aurait permis à sa fille de décrocher un poste à la mairie de Viry-Châtillon en 1998.

« Je constate que tout ce que je dis sur Jean-Luc Mélenchon n’est pas contesté »

« J’attends avec impatience cette date, confie Christian Schoettl, dont la vidéo dépasse les dizaines de milliers de vues en quelques jours. Je constate que tout ce que je dis sur Jean-Luc Mélenchon n’est pas contesté. On m’attaque uniquement sur les emplois de sa fille en Essonne, dus à d’heureuses coïncidences. Tout cela, je l’ai déjà dit et écrit, notamment en 2010, à l’époque personne ne m’a rien reproché. Mais apparemment, pendant cette campagne, on ne peut pas toucher à certaines idoles et les indignations sont à géométrie variable », rapporte Le Parisien.

Maryline Camille Mélenchon avait répondu sur Facebook

La fille du candidat à la présidentielle a répondu à ces accusations dans un article sur son compte Facebook : « Le maire de Janvry me traîne dans la boue en m’associant à l’affaire Fillon et en m’accusant de bénéficier de népotisme, écrit Maryline Camille Mélenchon. C’est clairement fait pour me déshonorer ainsi que mon père. Je suis absolument désolée qu’un élu essonnien, pour exister sur la scène nationale, se serve de moi pour attaquer le candidat de la France insoumise en me diffamant. »

Le jugement doit tomber le 4 avril.