Nouvelle intervention de la police au centre de rétention de Vincennes

IMMIGRATION Elle a fait rentrer dans leurs chambres des étrangers protestant contre leurs conditions de rétention...

Avec agence

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Les parlementaires ont aussi visité la nouvelle annexe du centre de rétention de Vincennes, ouverte depuis le 12 juin et qui remplace le "dépôt" du tribunal de grande instance de Paris.
Les parlementaires ont aussi visité la nouvelle annexe du centre de rétention de Vincennes, ouverte depuis le 12 juin et qui remplace le "dépôt" du tribunal de grande instance de Paris. — Fred Dufour AFP/Archives
Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de dimanche à lundi, pour la seconde nuit consécutive, au centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) pour faire rentrer dans leurs chambres des étrangers protestant contre leurs conditions de rétention, a-t-on appris auprès de retenus.

«Liberté!»

Un retenu de l'un des deux centres de rétention administrative (CRA) de Vincennes, qui a requis l'anonymat, a rapporté que des policiers avaient «entouré» vers minuit les retenus qui se trouvaient dans la cour et qui refusaient de gagner leurs chambres en criant «Liberté!». Une «cinquantaine de policiers casqués et avec des matraques à la main» se trouvaient derrière les grillages de la cour, a précisé la même source.

«Les gens ont été poussés. Il y a des blessés», a assuré un autre retenu. La préfecture de police de Paris a évoqué, elle, un «mouvement d'humeur», qui n'a fait aucun blessé.

Les retenus se sont plaints notamment de «8 à 10» comptages dans la nuit de samedi à dimanche, qui ont gêné leur sommeil. «On nous traite comme des bêtes sauvages», s'est indigné un porte-parole, qui a indiqué que les «deux tiers» des personnes en rétention à Vincennes poursuivaient une grève de la faim.

La préfecture dément

«Il n'y a pas de comptage la nuit sauf exception», a-t-on affirmé en revanche à la préfecture de police, qui a toutefois précisé: «La nuit dernière (de samedi à dimanche, ndlr) faisait partie des exceptions en raison d'un déclenchement d'alarme périphérique». «La quasi-totalité des personnes se sont alimentées», a-t-on encore affirmé à la préfecture de police, qui a démenti tout mouvement «organisé» de grève de la faim.