Paris: La mairie dévoile sa nouvelle stratégie en faveur des personnes handicapées

SOLIDARITE La maire de Paris, Anne Hidalgo, soumettra au Conseil de Paris qui débute ce lundi, son plan handicap 2017-2021…

Romain Lescuieux
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Paris le 26 janvier 2012. Illustration.  Fauteuil roulant. La problématique d'accessibilité et de handicap.
Paris le 26 janvier 2012. Illustration. Fauteuil roulant. La problématique d'accessibilité et de handicap. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Mieux accueillir, faciliter les déplacements, améliorer l’accessibilité… Alors que le précédent schéma à destination des personnes en situation de handicap, qui couvrait la période 2012-2016, est arrivé à son terme, la mairie de Paris dévoile sa nouvelle feuille de route sur le sujet. Son nom : « Handicap, inclusion et accessibilité universelle 2017-2021 ». Ce plan est soumis au Conseil de Paris qui se déroule à partir de ce lundi, jusqu’à mercredi.

Objectif « zéro Parisien sans solution d’accompagnement »

« Cette nouvelle stratégie est importante. La précédente avait obtenu des résultats remarquables, notamment en termes de mobilité et d’accessibilité. Il faut désormais amplifier cela car il y a encore des améliorations à faire », explique Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris. Porté par Bernard Jomier, chargé de toutes les questions relatives à la santé et au handicap, ce plan s’inscrit dans un double objectif. « D’une part rendre la ville accessible à tous les types de handicaps, sans contrainte liée à la mobilité ou aux infrastructures. Et d’autre part atteindre l’objectif « zéro Parisien sans solution d’accompagnement » », indique-t-on à l’hôtel de ville.

Ainsi, la mairie souhaite notamment proposer un accompagnement adapté et continu de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), mettre en place le diagnostic de l’autisme dès 18 mois, faciliter l’accès au logement individuel ou encore rendre accessibles 900 nouveaux équipements d’ici 2021. La ville veut enfin continuer à renforcer l’offre médico-sociale en créant sur cette période 420 places en établissements, portant ainsi le total à 4.140. Un moyen d’atteindre cet objectif « zéro Parisien sans solution d’accompagnement » et « endiguer les départs lointains et non souhaités tels que ceux, trop nombreux aujourd’hui encore, en Belgique », note Anne Hidalgo. Si Eric Azière, président du groupe UDI-Modem, soutient le plan et votera en sa faveur, il aimerait toutefois que l’accessibilité dans les transports en commun soit davantage pris en compte.

« Plusieurs lignes ne sont par encore adaptées »

« Ce plan est un pas indispensable mais il faut aller plus loin », affirme celui qui a envoyé une lettre à Valérie Pécresse, présidente du Stif et de la région Ile-de-France. Dans cette missive, Eric Azière demande un audit « ligne par ligne ». « Elles doivent être étudiées notamment en ce qui concerne l’accessibilité et voir si elles sont réellement praticables pour les personnes handicapées », ajoute-t-il, rappelant en exemple que « plusieurs lignes ne sont pas encore adaptées » aux personnes atteintes de handicap auditif dans la mesure où les rames ne disposent pas de signal visuel permettant d’indiquer la fermeture imminente des portes.

Ainsi, le groupe UDI Modem demandera lors de ce conseil de Paris que la ville – dans le cadre de sa participation au Stif et en lien avec la RATP – soutienne le renforcement de l’accessibilité dans les transports, en généralisant les annonces sonores, les indicateurs visuels, en développant les applications mobiles et que soit accéléré le déploiement d’escaliers mécaniques entre les quais et la surface. Et ce, afin d’atteindre l’objectif d’une station sur trois, équipée, d’ici 2024. Date à laquelle, Paris pourrait accueillir les Jeux olympiques et paralympiques.