Piétonisation des berges de la rive droite: Pécresse demande trois mois de plus d'observation

CIRCULATION Bien qu’elle ait dénoncé la fermeture des berges de Seine rive droite, Valérie Pécresse se montre favorable à la prolongation de cette expérimentation…

20 Minutes avec AFP
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La piétonisation de la voie sur berges rive droite est prolongée jusqu'à Paris Plage 2017 (Illustration). // PHOTOS : V. WARTNER/20 MINUTES
La piétonisation de la voie sur berges rive droite est prolongée jusqu'à Paris Plage 2017 (Illustration). // PHOTOS : V. WARTNER/20 MINUTES — Vincent Wartner / 20 Minutes

Pour mesurer l’impact sur la pollution de l’air, la fermeture, côté rive droite, des berges de la Seine à la circulation des voitures devrait continuer. Dans ce but, Valérie Pécresse (LR) a demandé, ce mardi, un allongement de trois mois de la période d’observation sur la piétonnisation des berges décidée par Anne Hidalgo (PS). Cette demande prend la forme d’une « main tendue » sous forme de mesures pour fluidifier le transport dans Paris.



Avec l’arrivée du printemps et ses pics de pollution, « il serait préférable, pour avoir une vraie vision de l’impact sur la pollution de l’air » de cette piétonnisation, « de prolonger de trois mois la mesure d’expérimentation », a affirmé devant la presse la présidente de la région Ile-de-France.

« Nous voulons sortir de la crispation »

Pour lutter contrela pollution de l’air, la voie sur berge rive droite au centre de Paris est interdite aux voitures depuis l’automne dernier, suscitant la polémique notamment en banlieue et parmi les élus de droite. Valérie Pécresse, qui dénonce depuis des mois la « rapidité et la brutalité » d’une mesure créatrice à ses yeux d’embouteillages, a proposé que l’observation pilotée par la préfecture de police de Paris aille « au moins » jusqu’à Paris Plages, en juillet, au lieu de s’achever à la mi-avril comme prévu.



Pour «lutter contre la congestion de la circulation actuelle » dans Paris, la responsable francilienne a, par ailleurs, dévoilé deux scénarios alternatifs au dispositif actuel, ainsi que 12 « mesures compensatoires », chiffrées à 50 millions d’euros. « C’est une contribution très constructive et une main tendue. Nous voulons sortir de la crispation », a assuré Valérie Pécresse, martelant ne pas « remettre en cause la légitimité de la piétonnisation » mais vouloir y « aller progressivement ».



Deux scénarios alternatifs de circulation routière sont proposés aux parties prenantes (préfecture de police, Ville de Paris, Métropole du Grand Paris) : une voie « apaisée » à 30km/h sur le quai bas, ou une voie classique à 50 km/h avec deux voies à 30 km/h sur le quai haut. Des « mesures compensatoires » seront également financées par la Région etle Syndicat des Transports d’Ile-de-France. Le Stif étudie la mise en place de bus électrique sur les quais hauts, la création de parking relais dans Paris, le renforcement de ceux de banlieue, la navette fluviale, « carrefours intelligents » fluidifiant le trafic.



Le comité d’évaluation mis en place par la région, présidé par le professeur Pierre Carli, médecin-chef du SAMU de Paris, a estimé dans un nouveau point que les temps de parcours, les volumes de trafics et le bruit restaient à des niveaux « toujours élevés ».