Inondations de mai et juin 2016: La deuxième catastrophe naturelle la plus coûteuse après la tempête Xynthia

ENVIRONNEMENT Le dispositif de vigilance « inondation » doit être amélioré selon un rapport d’experts remis à la ministre de l’Environnement Ségolène Royal…

20 Minutes avec AFP

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La crue de la Seine à Paris. Ici, le Zouave du Pont de l'Alma (Illustration). // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES
La crue de la Seine à Paris. Ici, le Zouave du Pont de l'Alma (Illustration). // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES — VINCENT WARTNER / 20 Minutes

Les inondations de mai et juin 2016 ont coûté un milliard d’euros de dégâts. Neuf mois après, un rapport d’experts préconise de clarifier le dispositif de vigilance « inondation » et d’améliorer les plans communaux d’intervention, relate l’AFP. Ce rapport a été remis mercredi à la ministre de l’Environnement Ségolène Royal.

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Les inondations, qui avaient touché une quinzaine de départements autour des bassins de la Seine et de la Loire, avaient entraîné l’évacuation de 15.000 personnes, rappellent l’Inspection générale de l’administration et le Conseil général de l’environnement et du développement durable. Ces inondations ont représenté « le deuxième événement le plus coûteux » enregistré depuis la création du régime des catastrophes naturelles, après la tempête Xynthia en 2010, relève le rapport. Elles ont coûté le double du montant estimé en juin 2016.

Les failles actuelles. Actuellement, le dispositif implique Météo France, pour les pluies, et surtout le Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (Schapi) et les Services de prévision des crues (SPC), chargés de prévoir les débits et les niveaux des rivières, et l’étendue des zones inondées. Les plans communaux « pertinents, opérationnels, mis à jour et bien connus sont malheureusement des exceptions », est-il écrit dans le rapport.

« Trop de communes en sont dépourvues, et trop de plans sont de simples documents administratifs, inutilement volumineux, réalisés par des bureaux d’études insuffisamment au fait des nécessités opérationnelles », est-il ajouté.

Amélioration du système d’information. Mieux prévoir les crues et les inondations suppose de « simplifier les messages par un système unifié de vigilance “inondation” », qui doit se « substituer progressivement à l’ensemble existant, hétérogène et mal compris », écrivent les experts.

Le rapport souhaite que Météo France « ne diffuse plus des alertes ou des vigilances qui introduisent de la confusion ». Il faut « éviter [qu’il] vienne perturber la lisibilité » des messages « par ses propres alertes “pluies et inondations” ou “inondations” », insistent les experts. Il s’agit « d’orienter les efforts » de Météo France pour qu’il fournisse au Schapi et aux SPC « des données de prévision de pluies exploitables par ceux-ci », explique-t-il.

Les experts suggèrent « d’appuyer la prévision hydrologique sur un système plus sûr de collecte de données » et « une révision des modèles pour tenir compte des connaissances nouvelles apportées par ces crues ».

L’urgence du moment. Également, les experts recommandent d'« améliorer la qualité des plans communaux de sauvegarde et [de] les développer », et de « prévoir le renouvellement régulier d’exercices ». Quant aux centres opérationnels départementaux, leur organisation doit être assouplie afin de permettre « un partage d’information plus fluide entre les acteurs concernés ». Pour sa part, Ségolène Royal a lancé mercredi « Vigicrues Flash », un dispositif visant à «  informer en temps réel les collectivités locales menacées » par des crues soudaines et rapides de leurs cours d’eau. Le dispositif s’applique dans 10.000 communes, précise-t-elle dans un communiqué.

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En outre, les experts préconisent, l’ouverture de discussions pour sécuriser le réseau de Voies navigables de France et d'« accroître les efforts de sécurisation des réseaux de distribution électrique ».