Yvelines: Viols et actes de barbarie… Un abbé intégriste renvoyé aux assises

SOCIETE Un abbé, soupçonné d'avoir violé trois enseignantes d'une école privée dont il était le directeur, comparaîtra en mai devant les assises de Versailles...

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal de Versailles a prononcé un renvoi du jugement d'un abbé intégriste accusé de viols et actes de barbarie aux assises (Illustration).
Le tribunal de Versailles a prononcé un renvoi du jugement d'un abbé intégriste accusé de viols et actes de barbarie aux assises (Illustration). — M.LIBERT/20 MINUTES

Un abbé intégriste a été renvoyé jeudi devant les assises pour « viols » et « viols avec actes de barbarie » présumés sur des enseignantes d’une école privée des Yvelines. Le religieux avait été mis en examen et écroué en avril 2014 pour ces actes présumés commis au sein del’école Notre-Dame de la Sablonnière à Goussonville, près de Mantes-la-Jolie, un établissement proche de la Fraternité Saint-Pie X, mouvement en rupture avec l’Eglise catholique.

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Une communauté intégriste

La justice reproche alors à l’ancien directeur de l’école d’avoir violé à l’automne 2010 trois enseignantes et de leur avoir fait subir des sévices. Il aurait usé de son « influence spirituelle » sur ces trois femmes, dont au moins une avait subi des abus sexuels, pour leur faire subir des séances d’exorcisme où il mimait l’acte sexuel, avait révélé Le Parisien. Une de ces trois victimes présumées ne s’est cependant pas portée partie civile, a-t-on appris de source judiciaire.

Une élue municipale, interrogée par l’AFP au moment de la mise en examen du religieux, avait décrit l’école de Goussonville comme un établissement vivant en « vase clos ». La Fraternité Saint-Pie X est une communauté intégriste proche des milieux d’extrême droite, fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre. Elle ne reconnaît pas le concile Vatican II qui a, selon eux, rompu avec la tradition. L’évêché de Versailles a précisé n’avoir « aucun lien avec ce mouvement » et « être profondément attristé pour les victimes » et « blessé que la figure du prêtre soit salie ».

Procès en mai

L’abbé, en détention provisoire à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy (Yvelines), avait fait appel en janvier dernier de son renvoi aux assises devant la chambre de l’instruction. Celle-ci avait validé ce renvoi, qui avait cependant été cassé par la Cour de cassation. La chambre de l’instruction de Versailles s’est donc à nouveau prononcée jeudi matin pour un renvoi du prêtre devant les assises des Yvelines du 2 au 5 mai.