Paris: Des militants associatifs investissent un bâtiment vide de la CCI et se font expulser

SOCIETE Une centaine de militants associatifs et syndicaux ont investi un bâtiment inoccupé à Paris pour dénoncer le mal-logement…

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration d'une maison réquisitionnée par le DAL pour accueillir des migrants, ici à Rennes.
Illustration d'une maison réquisitionnée par le DAL pour accueillir des migrants, ici à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Une centaine de militants associatifs et syndicaux ont investi un bâtiment inoccupé à Paris pour dénoncer le mal-logement, avant d’être évacués par la police dimanche soir, a constaté un journaliste de l’AFP.

« On a investi ce bâtiment d’environ 15 000 m2 »

« On a investi ce bâtiment d’environ 15 000 m2 qui appartient à la chambre de commerce et d’industrie. Au total il y a une trentaine de familles sans logis dont une vingtaine d’enfants », a expliqué à l’AFP Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du collectif Droit au logement (DAL), à l’initiative de l’occupation avec une autre organisation, Nos droits contre leurs privilèges.

Selon la préfecture de police, 85 personnes sont entrées dans les locaux de la chambre de commerce et d’industrie, rue Léon-Jouhaux dans le 10e arrondissement de Paris, vers 15 h, avant une intervention des forces de l’ordre trois heures plus tard.

A 19 h 30, une quinzaine de militants se trouvaient toujours sur le toit, en cours d’évacuation, dans une ambiance bon enfant, notamment avec une fanfare.

« Nous sommes pacifiques »

« C’est un bâtiment entièrement vide, depuis plusieurs années », a soutenu à l’AFP un des militants associatifs, Loïc. « Notre but est double : fournir un logement à des gens dans le besoin et monter un QG de mobilisation pour le collectif », qui réunit notamment Attac, la CGT ou la FSU.

« Nous sommes pacifiques, mais il va falloir qu’on trouve un autre endroit : il y aura d’autres opérations de ce type », a-t-il encore prévenu.

Le porte-parole du DAL a pour sa part dit vouloir « se rappeler à la mémoire des candidats » à la présidentielle, en regrettant « que ces questions sociales ne soient pas traitées dans la campagne électorale ».