L'ancien chef de la police municipale de Vincennes condamné à 18 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle

JUSTICE L’ancien chef de la police municipale de Vincennes (Val-de-Marne) a été condamné ce mardi à 18 mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement l’une de ses subalternes après un repas arrosé…

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la police municipale
Illustration de la police municipale — E. Dessons / SIPA

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet. Ce mardi, l’ancien chef de la police municipale de Vincennes (Val-de-Marne) a été condamné à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal de Créteil pour avoir agressé sexuellement une de ses subalternes. Le procureur avait requis huit mois de sursis. Le prévenu devra également verser à la victime 1.000 euros en réparation du préjudice sexuel et 1.500 euros au titre du préjudice moral.

Propos graveleux et mains baladeuses

Les faits remontent à décembre 2009, jour du repas de Noël dans les locaux de la police municipale. Selon les déclarations de la victime, après ce déjeuner bien arrosé, alors qu’elle souhaitait se changer à la fin de son service, le chef de la police l’aurait suivie jusque dans les vestiaires, lui aurait « tapoté » les fesses avant de la saisir par les hanches. « Juste un petit coup, personne ne le saura », lui aurait-il-dit en essayant de l’embrasser. Elle avait porté plainte trois jours plus tard.

Des témoignages recueillis lors de l’enquête mettront en lumière que le prévenu semblait un habitué despropos graveleux et des mains baladeuses. Une réunion avait d’ailleurs déjà été organisée pour évoquer son attitude et au moins une collègue avait demandé sa mutation à la suite d'« agissements ». Des « affabulations » selon la défense du prévenu de 58 ans, qui a nié la totalité des faits.

Evolution de carrière ralentie

« C’est une satisfaction », a estimé l’avocate de la victime, Me Siviane Seniak. « C’est un combat de plus de sept ans qui trouve un épilogue. » « C’est un dossier symptomatique du parcours du combattant pour les femmes après avoir porté plainte », avait-elle déclaré lors de l’audience. Décrite par certains collègues comme « menteuse », « aguicheuse », « aimant provoquer les hommes », la victime a vu son évolution de carrière ralentie à la suite de sa plainte.

Après plusieurs années d’arrêt, la jeune femme a retrouvé un poste dans un autre service de la mairie, où elle continue de croiser son agresseur, toujours employé par la municipalité après une mutation.