La nuit a été globalement calme à Aulnay-sous-Bois

SOCIETE Une première depuis samedi... 

C. Ape. avec AFP
— 
Le calme est revenu à Aulnay-sous-Bois après trois nuits de heurts
Le calme est revenu à Aulnay-sous-Bois après trois nuits de heurts — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L’appel de Théo a donc été entendu. Un calme relatif est revenu hier soir à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), alors que la cité des 3.000 avait été secouée par trois nuits de heurts après le viol présumé du jeune homme lors d’une arrestation brutale. Des incidents ont eu lieu dans plusieurs communes du département, où 17 personnes ont été interpellées, a appris mercredi l’AFP de source policière.

>> A lire aussi : «Il prend sa matraque et il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement»

A Tremblay-en-France, une dizaine de personnes, dont plusieurs enfants, ont été intoxiquées au monoxyde de carbone après le jet d’un cocktail Molotov dans un bâtiment, a relaté cette source, sans plus de précision. Leurs pronostics vitaux ne sont pas engagés.

17 personnes interpellées 

Un chauffeur de bus a été aussi légèrement blessé à l’occasion d’un jet d’objet incendiaire « dans les environs de Clichy » (sous-Bois), a indiqué cette source.

Le poste de police municipale de Tremblay-en-France a également été dégradé, selon cette même source, qui a ajouté que de « nombreux » véhicules et poubelles avaient été incendiés « dans plusieurs villes ». Au petit matin, le bilan faisait état de 17 interpellations.

>> A lire aussi : «Avec la police il n’y a pas discussion, pas de dialogue»

Des mineurs présentés à la justice 

François Hollande s’est rendu mardi au chevet de Théo à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, d’où le jeune homme de 22 ans, victime d’un viol présumé lors d’une arrestation brutale jeudi, a appelé les jeunes de son quartier à ne « pas faire la guerre » et à « rester unis ».

Dans une allusion aux violences qui s’étaient produites les trois nuits précédentes dans la cité des 3.000, où des policiers menacés ont procédé à des tirs de sommation à balles réelles, il a dit vouloir retrouver sa ville « comme il l’avait laissée ».

Mercredi, 17 jeunes interpellés lors de ces trois nuits précédentes seront présentés à la justice, parmi lesquels 11 mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.