Pour recruter, la SNCF démarche jusque dans les gares d'Ile-de-France

EMPLOI Avec 500 emplois à pourvoir en 2017, l’entreprise ferroviaire déploie jusqu’au 27 janvier ses agents dans les gares de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise pour présenter leur métier et recruter…

20 Minutes avec AFP
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Jusqu'au 27 janvier, les agents SNCF iront à la rencontre des usagers des gares de banlieue parisienne pour présenter leur métier.
Jusqu'au 27 janvier, les agents SNCF iront à la rencontre des usagers des gares de banlieue parisienne pour présenter leur métier. — MIGUEL MEDINA / AFP

Forte augmentation du trafic, nombreux travaux et difficultés à embaucher en Ile-de-France : confrontée à un besoin de main d’œuvre « urgent », la SNCF a décidé de se déplacer dans les gares de banlieue parisienne pour recruter.

Jusqu’au 27 janvier, l’entreprise déploie aux heures de pointes dans des gares de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise des agents chargés de présenter leurs métiers et de conseiller les candidats intéressés.

Du conducteur à l’agent de manoeuvre

A la clé, 500 emplois - du conducteur à l’agent de manœuvre en passant par l’agent commercial - proposés par l’entreprise en 2017 dans la « région ferroviaire Paris Nord », qui dessert notamment la banlieue nord et le nord de la France.

Lundi, sur le parvis de la gare de Saint-Denis, Foued fait partie des candidats. Cet habitant d’Aubervilliers est venu sur les conseils d’un ami déposer CV et lettre de motivation. Âgé de 26 ans, il veut « se poser » après avoir enchaîné plusieurs emplois. La SNCF, il s’y verrait bien pour la « stabilité » et les « avantages non négligeables ».

Urgence à recruter en banlieue nord

Pour l’entreprise, il y a urgence à recruter en banlieue nord. Ici, la SNCF doit faire face à d’importants travaux et une hausse « exponentielle » du trafic ferroviaire : « En 2016, le trafic a augmenté de 7 % pour les Transiliens », souligne Céline Sibert, directrice régionale Transilien Paris Nord.

A cela s’ajoutent les nombreux départs en retraite prévus en 2018, notamment chez les conducteurs, précise Olivier Lambert, directeur des conducteurs de la région Paris Nord. « Je dois recruter 100 conducteurs pour répondre aux départs », détaille-t-il, « soit 10 % de mes effectifs ».

Des tensions à recruter

Mais pour l’entreprise, qui reçoit 400.000 CV par an, pas évident de trouver les bons candidats. Au point que la direction dit observer des « tensions » à recruter dans un tiers des cas, au niveau national. Parmi les raisons invoquées, la technicité de certains métiers et leurs contraintes : « Quand on dit qu’il va falloir conduire la nuit, le week-end ou les jours fériés, les candidats sont moins nombreux ».

Un aspect que Nicolas n’esquive pas. Le jeune conducteur de 22 ans achemine les trains en gare. « Pour préparer le premier train du matin, je prends mon service à 03H00 », raconte-t-il aux postulants. Mais il leur vante aussi les opportunités de carrière à la SNCF, où « même ceux qui ont commencé tout petit peuvent finir conducteur de TGV ».