Paris: La «marche des femmes» contre Trump a réuni 7.000 personnes

MANIFESTATION Plusieurs rassemblements ont été organisés samedi en France pour protester contre « tout ce que Trump représente » et défendre les droits des femmes…

20 Minutes avec AFP

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Au moins 2.000 personnes,  femmes et de ressortissants américains, se sont rassemblées samedi 21 janvier 2017 sur le parvis du Trocadéro à Paris pour protester contre «tout ce que Trump représente».
Au moins 2.000 personnes, femmes et de ressortissants américains, se sont rassemblées samedi 21 janvier 2017 sur le parvis du Trocadéro à Paris pour protester contre «tout ce que Trump représente». — ERIC FEFERBERG / AFP

« Je suis là pour les femmes et pour toutes les minorités car Trump est une menace pour l’humanité ». Comme plus de 7.000 personnes, selon l’estimation de la police, Kendra Wergin, une trentenaire américaine, a participé ce samedi après-midi à un rassemblement sur le parvis du Trocadéro à Paris pour protester contre « tout ce que Trump représente » et défendre les droits des femmes.

« Les droits de l’homme sont aussi ceux des femmes »

Les manifestants, dont beaucoup de femmes et de ressortissants américains, répondaient à l’appel d’organisations féministes (Osez le féminisme, Planning familial…) mais aussi du NPA, de SOS racisme, du mouvement LGBT. Ils se sont ensuite rendus au mur pour la Paix installé au Champ de Mars, près de la tour Eiffel. « Les droits de l’homme sont aussi ceux des femmes », « respect », « liberté, égalité, sororité », « capitalisme, sexisme, assassins », proclamaient, au milieu de bonnets roses et de drapeaux américains, des pancartes en anglais et en français.

Initialement lancée à Washington par des opposants au nouveau président, au lendemain de son investiture, la « marche des femmes » est organisée samedi dans plusieurs villes américaines - dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle - ainsi que dans plusieurs capitales dans le monde, comme Londres, Sydney, Budapest, Genève, Berlin, etc.

Brésilienne de 39 ans, Andreia Rossi, a indiqué de son côté être venue « car je suis une femme mais aussi pour protester contre tout ce que Trump représente, contre le fascisme, l’extrême droite. C’est très dangereux, il a menti à ceux qui l’ont élu et ça peut arriver en France ».

« Trump ? Mieux vaut l’ignorer »

Membre de l’Union européenne féminine, Françoise Seme Wallon, 70 ans, a exprimé son intention « d’aller à New York ». « Trump ? Mieux vaut l’ignorer », dit-elle, indignée par son attitude à l’égard des femmes. « C’est un sale bonhomme et il est dangereux pour le monde entier. On n’a pas le droit d’abaisser les gens à ce point ». Venu en famille et avec des amis, Guilllaume Samson, 42 ans, s’est dit présent « pour les droits des femmes et les droits humains mis à mal un peu partout en ce moment ». Il a ajouté « s’entraîner à marcher pour les mouvements sociaux à venir ».

Des rassemblements étaient organisés aussi dans plusieurs villes de France. A Marseille, où l’appel a réuni une cinquantaine de personnes, un groupe d’Américains portait une pancarte où était écrit : « Trump, Liar in chief » [«Trump, menteur en chef »]. Devant l’Opéra de Lyon, ils étaient quelques centaines de manifestants, en majorité des femmes, avec notamment ce slogan : « Donald, c’est pas du Walt Disney ».