VIDEO. Paris: Des expériences sur des singes dans un hôpital dénoncées par une association

ANIMAUX Une association a visité en camera cachée un laboratoire dans les sous-sols d’un hôpital parisien où des singes restent en cage pour des travaux de recherche…

20 Minutes avec agence

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Un singe au Sri Lanka (illustration)
Un singe au Sri Lanka (illustration) — Scott K MacLeod/REX Shu/SIPA

L’association Animal Testing a diffusé ce mercredi une vidéo tournée en caméra cachée dans le sous-sol d’un hôpital public parisien, où apparaissent des singes en cage qui ne voient jamais la lumière. « Ils sont utilisés pour les expériences sur le cerveau, pour Alzheimer et Parkinson », explique l’association.

10 ans dans une cage

Les images ont été saisies en 2013 par la fondatrice de l’association, Audrey Jougla. Auteure du livre Profession : animal de laboratoire, la jeune femme a enquêté pendant un an sur les expérimentations animales dans différents instituts français, raconte RTL.

« J’avais réalisé cette enquête dans le cadre de mon mémoire de philosophie sur le mal nécessaire et son illustration par le biais de l’expérimentation animale », précise Audrey Jougla à France InfoLes singes peuvent rester dans leur cage « pendant une dizaine d’années » même quand ils ne servent plus à la recherche.

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« Intoxiqués » pour les besoins de la recherche

« Ils sont une trentaine, des macaques rhésus, enfermés dans des cages d’un mètre cube dont ils ne sortent que pour les expériences. Certains ont des implants en métal, reliés au cerveau qui sortent de leurs têtes, d’autres sont prostrés, ont des tics où sont invalides à cause des traitements qu’ils reçoivent » raconte la jeune femme à RTL.

Dans la vidéo, les chercheurs répondent aux questions d’Audrey Jougla. L’un d’entre eux explique que les singes « sont intoxiqués » pour les besoins de la recherche et « ne peuvent plus manger ». « On est obligé de les gaver. Ils sont vraiment à la limite de mourir » conclut l’homme en blouse blanche.

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« Ils ont conscience de leur situation »

« Ils ont conscience de leur situation. Ils ont créé des liens sociaux entre eux et dès que l’un d’entre eux doit sortir de sa cage pour une expérience, tous les autres autour s’agitent », explique la vidéaste clandestine.

« D’autres hôpitaux en France possèdent ce genre de laboratoires publics dans leur sous-sol, avec des rongeurs, des chiens ou des chats » affirme Audrey Jougla. L’association réclame« l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire » sur le modèle de celle initiée après les révélations sur les conditions d’abattage dans les établissements français.