À Paris, un boulanger fait un don au Secours populaire sur chaque galette vendue

SOLIDARITE Arnaud Oliver, boulanger dans le 20e, a un idéal, « le tout fait maison ». Quant à ses produits, il les vend mais surtout les partage. C'est le cas avec sa galette des rois...

C.A

— 

Arnaud Oliver propose des « galettes solidaires » avec des fèves à l’effigie du Secours Populaire. (Illustration)
Arnaud Oliver propose des « galettes solidaires » avec des fèves à l’effigie du Secours Populaire. (Illustration) — C.A

« Quand on donne, on reçoit », Arnaud Oliver y pense depuis l’adolescence. Cette année, il est le seul boulanger de Paris à redonner une part de ses recettes sur les galettes des rois au Secours populaire. C’est sa manière à lui de limiter la misère sociale.

Sensible à la crise

« J’avais envie de marquer le coup sur la galette avec le Secours populaire. Ainsi, je réalise une bonne action pour accompagner les plus démunis », explique-t-il. Arnaud Oliver fait partie des 20 boulangers et pâtissiers français impliqués dans l’opération « Galette solidaire ».

Le boulanger du 20e –Les Saveurs d’Oliver – s’est engagé pour cette deuxième édition, après avoir été contacté par le fabricant de fèves, Panessiel. Dans ses galettes, il glisse des fèves créées à l’effigie du Secours populaire. Ensuite, il reverse 50 centimes pour chaque achat de ce produit à l’organisme caritatif. « En 2016, cette opération a permis au Secours populaire de récolter 6.000 euros. Un bienfait, car avec cinq euros, on fournit cinq repas », rapporte Richard Beninger, le secrétaire national de l’association qui lutte contre la pauvreté.

Jouer la proximité

En parallèle de sa participation à la « galette solidaire », Arnaud Oliver a lancé une opération pour conquérir les habitants de son quartier : le boulanger adepte du « tout fait maison » et présent dans le 20e depuis 2012 leur a envoyé 5.000 cartes avec laquelle il les invite à goûter sa « galette marketing ». De quoi se faire connaître et informer de l’opération du Secours populaire.

Ce père de famille de 36 ans sort sa galette des rois, un peu moins d’une semaine avant l’Epiphanie. « Par respect de la tradition ! » Ni trop tôt, ni trop tard.