Val-d'Oise: Dix ans après les faits, le violeur à la montre est arrêté

FAITS DIVERS L’ADN vient de parler et, en garde à vue, l’homme a avoué. Entre 2003 et 2007, ce père de famille de 36 ans a violé onze femmes et adolescentes âgées de 12 à 31 ans au nord de Paris et à Douai…

F.P.
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Illustration police nationale
Illustration police nationale — LODI Franck/SIPA

Il échappait aux enquêteurs depuis dix ans. Entre 2003 et 2007, dans le Val d’Oise, dans l’Oise et à Douai dans le Nord, ce violeur en série a fait au moins onze victimes, des adolescentes et femmes de 12 à 31 ans au moment des faits.

« La montre sous la pierre »

Ce dossier non élucidé avait même un nom pour les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) : « La montre sous la pierre ». Un nom qui fait référence au stratagème utilisé par ce violeur récidiviste pour piéger ses victimes, explique Le Parisien qui sort l’information avec RTLL’homme demandait de l’aide pour retrouver sa montre qu’il disait coincée sous une pierre. Il attaquait les femmes lors de la pause du midi en les suivant dans la rue avant de les attirer dans des coins isolés, précise RTL.

Les policiers ont un ADN et diffuse un portrait-robot brossé par les victimes dont bon nombre d’entre elles évoquent un même souvenir olfactif : l’agresseur laissait derrière lui une odeur d’humus ou de sous-bois, indique Le Parisien.

Une nouvelle information débloque l’affaire

Mais les viols cessent en 2007 et, pendant presque dix ans, le mystère est resté total. Jusqu’à ce qu’une nouvelle information remonte récemment. L’une des victimes, appartenant à la communauté du voyage, a confié à sa mère avoir déjà aperçu son agresseur dans un camp, ce qu’elle n’avait pas osé indiquer aux policiers à l’époque. Les policiers en viennent à avoir dans le collimateur un homme de 36 ans, homme marié et père de famille. Il correspond au portrait-robot déjà dressé et a fréquenté toutes les villes où les viols ont été commis.

Il est alors interpellé le 12 décembre à Osny (Val-d’Oise). Son profil génétique correspond en tout point à la trace ADN qu’avaient les policiers dans ce dossier. Trois victimes aussi le reconnaissent lors d’un tapissage. Placé en garde à vue, l’homme finit par reconnaître les faits, évoquant des pulsions. Il a été mis en examen, mercredi, par le juge de Pontoise. A-t-il réellement cessé les agressions en 2007 ? Il assure que oui après avoir trouvé l’apaisement auprès de prostituées.