Paris: Un couple de Parisiens dépose plainte après le déminage de sa voiture

POLEMIQUE Le couple avait garé sa voiture devant l’Hôtel-Dieu sur un emplacement handicapé comme ils en avaient le droit. Cinq jours plus tard, surprise…

Fabrice Pouliquen

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Le véhicule était stationné aux abords de l'Hôtel-Dieu sur l'île de la Cité (Photo illustration).
Le véhicule était stationné aux abords de l'Hôtel-Dieu sur l'île de la Cité (Photo illustration). — V. WARTNER/20 MINUTES/SIPA

Aucun commissariat n’a voulu enregistrer leur plainte, l’Inspection générale de la police nationale a seulement accepté une main courante, rapporte ce mardi Le Parisien. Du coup, Lydie et Daniel, dont la voiture a subi un déminage le 15 septembre dernier, a déposé plainte directement auprès du parquet de Paris. Au moins pour avoir quelques explications.

Le macaron GIC sur le pare-brise

Cinq jours avant le 15 septembre, Lydie, invalide, et Daniel, son compagnon, avaient garé leur Renault Espace sur l’une des places « handicapé » devant l’Hôtel-Dieu sur l’île-de-la-Cité, comme ils en ont l’habitude lorsqu’ils n’ont pas trouvé un emplacement dans leur quartier. Le macaron GIC (Grande invalidité civile), en évidence sur le pare-brise, leur donne le droit.

En revenant à leur voiture, le 15 décembre, ce couple de Parisiens découvre un quartier bouclé et des pompiers s’affairant autour de leur voiture. Une vitre a volé en éclat et le toit du coffre de leur voiture est aussi fortement endommagé, précise Le Parisien. « Les démineurs ont tout fait exploser, raconte alors Lydie. Pourtant, une personne de l’Hôtel-Dieu leur avait dit qu’il connaissait les propriétaires et que cette voiture était régulièrement là. »

Les propriétaires n’ont jamais été contacté

Si le robot des démineurs n’avait rien détecté de suspect, ces derniers ont préféré toutefois ne prendre aucun risque et ont fait exploser le véhicule sans tenter de contacter les propriétaires. Lydie déplore ces méthodes. « Au final, nos affaires se sont retrouvées sur le trottoir et notre Espace a été endommagé pour rien. Sans parler des dégâts occasionnés par la neige carbonique », déplore-t-elle dans Le Parisien.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les policiers avaient fait un autre mécontent : le conducteur d’une Porsche Carrera S mal garée dont le coffre a été lui aussi explosé. « Avant de procéder aux opérations de déminage, les policiers ont mené l’enquête, et m’ont même téléphoné, raconte le propriétaire. Je leur ai expliqué la situation, je me suis excusé, et je leur ai dit que je me rendais immédiatement sur place pour récupérer la voiture. Manifestement, ils n’en ont pas tenu compte puisqu’à mon arrivée, le coffre était déjà explosé.