Hauts-de-Seine: Près de mille manifestants contre la fermeture d'une mosquée à Clichy

SOCIETE Le lieu de culte doit être remplacé par une médiathèque...

F.H avec AFP
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Entre 800 et 1.000 personnes ont défilé samedi matin devant la mairie de Clichy (Hauts-de-Seine) contre la fermeture d’un lieu de culte musulman que la municipalité souhaite remplacer par une médiathèque. (Illustration)
Entre 800 et 1.000 personnes ont défilé samedi matin devant la mairie de Clichy (Hauts-de-Seine) contre la fermeture d’un lieu de culte musulman que la municipalité souhaite remplacer par une médiathèque. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

La manifestation s’est déroulée « dans le calme », annonce une source policière. Jusqu’à 800 personnes pour les forces de l’ordre, plus de 1.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi matin devant la mairie de Clichy (Hauts-de-Seine) contre la fermeture d’un lieu de culte musulman. Celui-ci est situé en centre-ville et la municipalité souhaite remplacer la mosquée par une médiathèque.

Un nouveau lieu de prière trop exigu

« On n’est pas contre le maire, on n’est pas contre la médiathèque, on demande seulement un lieu digne pour les 20.000 musulmans de Clichy », a expliqué à l’AFP Hamid Kazed, président de l''Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC) qui organisait la manifestation.

Cette salle polyvalente, située rue Estienne-d’Orves, en plein centre-ville, avait été réaménagée en lieu cultuel par le précédent maire PS Gilles Catoire en 2013 et avait été louée sous un « bail précaire » à l’UAMC, qui comptait ensuite « négocier pour acheter », selon son président.

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A l’échéance du bail, le nouveau maire LR Rémi Muzeau, élu en 2015, a décidé de transformer le lieu en médiathèque, tout en inaugurant en mai un nouveau lieu de prière, mais que l’UAMC trouve trop excentré et trop exigu.

« Une ville de 60.000 habitants ne peut pas se passer d’une médiathèque »

« J’ai rempli ma mission de maire en ouvrant ce nouveau lieu de prière. J’invite tous les fidèles à s’y rendre », a réagi le maire de Clichy Rémi Muzeau, qui évoque des conflits entre les différentes associations musulmanes de sa ville.

« Pour ceux qui s’y rendent déjà ce n’est pas trop loin, alors pourquoi le serait-ce pour les autres ? », s’est-il également interrogé, soulignant qu'« une ville de 60.000 habitants ne peut pas se passer d’une médiathèque ».

Début novembre, le Conseil d’État a décidé de ne pas annuler la décision d’expulsion prononcée en référé le 10 août par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, ouvrant la voie à une libération prochaine des lieux, toujours occupés par l’UAMC.

« Une procédure au fond est toujours à l’instruction depuis avril au tribunal administratif de Cergy-Pontoise », a indiqué à l’AFP l’avocat de l’UAMC, Moundji Maoui, qui compte également « faire valoir les arguments » de l’association lors d’une nouvelle audience le 8 décembre, toujours à Cergy-Pontoise.