Un millier de pompiers défilent à Paris pour exprimer leur «ras-le-bol»

RAS-LE-BOL Certains ont bloqué le périphérique pendant une trentaine de minutes…

C. Ape. avec AFP

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Les pompiers manifestent ce 24 novembre à Paris pour exprimer leur
Les pompiers manifestent ce 24 novembre à Paris pour exprimer leur — ALAIN JOCARD / AFP

Ils étaient 1.400 pompiers professionnels, selon la préfecture de police, à avoir défilé ce jeudi après-midi à Paris pour exprimer leur « ras-le-bol », dénonçant notamment la multiplication des interventions hors de leur périmètre.

En tenue, casqués pour certains, les manifestants se sont réunis à partir de midi place de la Nation, à l’appel de la Fédération autonome Sapeurs-pompiers professionnels - Personnels administratifs et techniques (FA SPP-PATS), première organisation syndicale du secteur.

Ras-le-bol

Derrière une banderole « Stop à l’absence de reconnaissance du métier, au mépris du dialogue social, aux réformes dévastatrices », ils se sont ensuite dirigés, à partir de 14h00, vers la rue des Pyrénées, dans le XXe arrondissement, où se trouve le siège de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), dépendant du ministère de l’Intérieur.

« On est là pour exprimer notre ras-le-bol envers le manque d’écoute et de dialogue avec le ministère, le déroulement des carrières », a expliqué à l’AFP André Goretti, président de la FA SPP-PATS.

Sur leur passage, les pompiers, portant des chasubles et drapeaux de cette organisation, ainsi que quelques autocollants « Non à la régression sociale », faisaient retentir des pétards très puissants, au milieu de nombreux fumigènes.

Quelques policiers en civil les accompagnaient, avec dans le dos des pancartes : « Policiers solidaires avec les sapeurs-pompiers ».

Le périph bloqué

Peu avant 16h00, quelques centaines de pompiers sont partis en cortège sauvage. Environ 150 d’entre eux sont parvenus à pénétrer sur le périphérique au niveau de la porte de Vincennes, à l’est de Paris, bloquant partiellement la circulation pendant une trentaine de minutes.

Les manifestants se sont dispersés, dans le calme, aux alentours de 17h30, a constaté un journaliste de l’AFP.

Inquiétude face à la fermeture des casernes

« Comme les policiers, on a des tâches qui nous sont imposées qui ne relèvent pas de notre métier », a souligné André Goretti.

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Dans un communiqué, la fédération critique ainsi « l’intervention de plus en plus fréquente des sapeurs-pompiers professionnels sur des missions qui ne relèvent pas de leur ressort mais de celui des services de l’Etat », par exemple quand on les sollicite faute d’ambulance ou de médecin dans un secteur ou pour des cas d’ébriété sur la voie publique. Elle dénonce aussi « l’absence de prise en compte de la souffrance au travail ».

Les pompiers sont aussi inquiets face à la poursuite de la fermeture de casernes.