Paris: Entre 110 et 120 usagers chaque jour à la salle de shoot

DROGUE Un mois après l’ouverture de la première salle de consommation à moindre risque, la ville de Paris donne les premiers chiffres…

F.P.
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La première salle de consommation à moindre risque a ouvert le 17 octobre 2016 dans le quartier de la gare du Nord à Paris.
La première salle de consommation à moindre risque a ouvert le 17 octobre 2016 dans le quartier de la gare du Nord à Paris. — SIPA

Entre 110 et 120 usagers chaque jour. Un mois jour pour jour après l’ouverture de la salle de consommation à moindre risque adossée à l’hôpital Lariboisière (10e), la mairie de Paris donne les premiers chiffres de fréquentation.

150 passages sur les 7h d’ouverture

Cela représente 150 passages sur les sept heures d’ouverture quotidienne du site (de 13h30 à 20h30), précise le Monde, les toxicomanes pouvant revenir plusieurs fois dans la journée. Ce chiffre augmente progressivement depuis le jour d’ouverture de la salle de shoot où seulement quatre usagers avaient franchi la porte. Six usagers sur dix sont des « injecteurs », consommateurs de subutex, un produit de substitution, ou de skénan, un médicament à base de morphine revendu 5 euros en cachet.

« Les usagers doivent prendre leurs marques et changer leurs habitudes », explique au Monde Elisabeth Avril, la directrice de l’associaiton Gaïa chargée de la gestion de cette première salle de consommation à moindre risque en France. Elle precise que cette salle « n’a pas attiré d’usagers qui n’étaient pas des habitués du quartier », l’une des principales craintes des riverains.

Des banderoles moins nombreuses aux fenêtres

Sur place, le Monde constate toujours des banderoles et des panneaux « Non à la salle de shoot en quartier résidentiel » aux balcons d’immeubles de la rue Ambroise-Paré. Mais moins déjà que le 17 octobre dernier, le jour de l’ouverture.