La tension monte dans les transports

Mickaël Bosredon - ©2007 20 minutes

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A la RATP, on reconnaît que « les voyageurs sont un peu plus agressifs » que d'habitude. Mais on préfère mettre en avant « leur sens civique », et la Régie estime que « l'on est encore loin d'une situation qui peut péter à tout moment ». D'ailleurs, elle n'a pas relevé d'incident important depuis le début du conflit. Pourtant, depuis ce week-end, la tension semble être montée d'un cran dans les transports en commun. Les malaises sont de plus en plus fréquents sur les lignes les plus bondées, comme la 4, où on a vu aussi des débuts de bagarre ou des voyageurs tenter de monter sur les tampons entre les rames, empêchant celles-ci de redémarrer aux stations. Dans les bus, les scènes d'insultes se répètent entre des voyageurs exaspérés d'être serrés comme des sardines.

Pour faire face à cette situation, la RATP a déployé « entre 400 et 500 agents de station » dans les couloirs du métro, notamment à Gare-du-Nord, Gare-de-l'Est, Châtelet et Saint-Lazare. Ce dispositif est renforcé par une trentaine d'équipes de police et une centaine d'agents du GPRS, la police des transports. « En tout, entre 700 et 800 personnes sont chargées de canaliser les flux. »

En attendant, le trafic restera très perturbé aujourd'hui : un métro sur quatre ou cinq en moyenne et 50 % de bus. Pourtant, le taux de grévistes ne cesse de chuter chaque jour. Il est descendu à 18 % à la RATP hier. Mais il suffit qu'un conducteur fasse grève pour que sa rame ne roule pas. Et c'est essentiellement cette catégorie du personnel qui répond aux appels à la mobilisation.

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