Seine-Saint-Denis: Une quinzaine d'arrestations un an après le meurtre d'un adolescent

FAITS DIVERS Les arrestations ont pour la plupart eu lieu dans la cité des 4000 à La Courneuve…

20 Minutes avec AFP
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Les arrestations ont pour la plupart eu lieu dans la cité des 4000 à La Courneuve.
Les arrestations ont pour la plupart eu lieu dans la cité des 4000 à La Courneuve. — VALENTIN BONTEMPS / AFP

Une quinzaine de jeunes ont été arrêtés lundi matin dans une cité de Seine-Saint-Denis un an après le meurtre d'un adolescent de 16 ans dans le cadre d'un règlement de comptes entre bandes rivales, a-t-on appris de source policière.

«Dix-sept personnes ont été interpellées ou extraites, certaines étant écrouées», a détaillé cette source. Les arrestations ont pour la plupart eu lieu dans la cité des 4000 à La Courneuve. La majorité des mis en cause sont âgés d'une vingtaine d'années, «certains étaient mineurs au moment des faits», a-t-elle poursuivi.

Tué de plusieurs coups de couteau

En octobre 2015, Fossary Sanha avait été tué à Pantin de plusieurs coups de couteau par une dizaine de personnes, qui l'avait laissé gisant dans son sang sur le trottoir, avant de prendre la fuite à bord d'une voiture retrouvée à La Courneuve.

«On est dans une logique de rivalités complètement absurde, dont on ne connaît pas précisément l'origine, entre deux groupes de jeunes», a expliqué la source.

Ces arrestations «sont l'aboutissement d'un travail de longue haleine de police scientifique, ADN, téléphonie, qui a permis d'arriver au ciblage des mis en cause», a-t-elle ajouté. «On partait de très loin, on avait relativement peu de choses à exploiter, peu de témoignages».

La loi du silence

Les gardes à vue peuvent durer quatre jours. «Il va falloir démêler les informations et affiner les responsabilités individuelles», a expliqué la source policière.

La mort de cet adolescent avait suscité une forte émotion à Aubervilliers, sa ville d'origine, où une marche blanche avait rassemblé des centaines de personnes. La police judiciaire de Seine-Saint-Denis, chargée de l'enquête, avait été confrontée à une implacable loi du silence sur ce meurtre.