Hauts-de-Seine: Le voleur à la roulotte confondu par son étron

FAITS DIVERS L'individu a été interpellé grâce à l'ADN d'un étron retrouvé à proximité d'un de ses forfaits...

R.L. avec AFP

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Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — A. Rancoule / 20 Minutes

Un jeune homme de 21 ans, soupçonné d'avoir commis 119 vols dans des parkings souterrains du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), a été interpellé grâce à l'ADN d'un étron retrouvé à proximité d'un de ses forfaits, a-t-on appris jeudi de source policière.

« Des excréments entre deux véhicules »

Les vols à la roulotte, c'est-à-dire dans des véhicules stationnés, avaient eu lieu dans les parkings souterrains du centre-ville de cette commune située à l'ouest de Paris, à partir de février.

«Fin mars, les enquêteurs ont constaté des excréments entre deux véhicules "roulottés"», a expliqué jeudi à l'AFP une porte-parole de la police des Hauts-de-Seine. «Ils ont procédé à des prélèvements ADN, qui ont permis l'identification d'un individu déjà connu pour ce type de faits.»

Quelques semaines plus tard, les policiers ont retrouvé dans un 4x4 volé les papiers d'identité du jeune homme.

Une première perquisition au domicile indiqué a permis de découvrir des dizaines de tickets dans des enseignes d'achat-vente, où le suspect revendait le produit de ses larcins: casques Bluetooth, GPS, lunettes de soleil de luxe ou sacoches.

Des télécommandes de parkings souterrains et les clés d'un scooter - issu d'un vol, mais dont il conteste être l'auteur - ont également été retrouvées.

Placé sous contrôle judiciaire

Le voleur présumé a été interpellé mardi au domicile de sa mère, à Houilles (Yvelines), où une perquisition dans sa chambre a permis de retrouver un calepin sur lequel il faisait la comptabilité de ses vols, en notant dates, parkings et larcins.

Selon les enquêteurs, les 119 méfaits lui ont rapporté à peine 400 euros, tant les objets volés étaient bradés, d'une quinzaine d'euros pour un GPS à 20 euros pour des lunettes de soleil vendues dix fois plus cher en boutique. Le suspect, placé sous contrôle judiciaire, devra répondre devant ses juges en février.