Seine-Saint-Denis: Proviseure agressée et tirs de mortiers aux abords d'un lycée de Tremblay

FAITS-DIVERS C'est le troisième épisode de violences qui se produit en quelques semaines aux abords de cet établissement…

F.P. avec AFP

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Illustration police nationale
Illustration police nationale —

La proviseure d’un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a été frappée lundi matin à la grille de son établissement, devant lequel des jeunes s’en sont ensuite pris aux forces de l’ordre, avec des mortiers artisanaux, a-t-on appris de sources concordantes.

Il était environ 8h quand « des individus se sont livrés à des actes de dégradation et de violence devant l’établissement »,le lycée professionnel Hélène-Boucher, a-t-on expliqué au rectorat de l’Académie de Créteil.

La proviseure tentait de calmer la situation

« La proviseure, présente à la grille, a essayé de raisonner ces individus, de calmer la situation, et l’un d’entre eux lui a porté des coups », a-t-on ajouté précisant que l’auteur de cette agression « très grave et inacceptable » n’a pas été identifié, pas plus que les autres participants à ces faits de violence.

La proviseure a été transportée à l’hôpital pour des examens. Alors que les forces de l’ordre avaient été appelées sur place, ces « jeunes » s’en sont alors pris aux policiers, qui ont essuyé des tirs de mortiers, confectionnés artisanalement afin de propulser des projectiles, ont raconté des sources policières. Le Parisien évoque aussi, en citant une source policière, un cocktail molotov jeté par un des jeunes et qui aurait atterri dans l’enceinte de l’établissement.

Au total, une cinquantaine de jeunes seraient impliqués dans ces incidents, dont une dizaine se sont montrés particulièrement virulents, ont-elles précisé. Le parquet de Bobigny a confié une enquête à la Sûreté territoriale.

« Un contexte de violences urbaines »

C’est le troisième épisode de violences qui se produit aux abords de cet établissement. Le 10, une trentaine de jeunes munis de barres de fer s’étaient affrontés devant l’enceinte du lycée où, quatre jours plus tôt, deux véhicules avaient été incendiés.

Pour le rectorat, ces violences n’ont a priori pas de rapport avec la vie de l’établissement. « Nous sommes dans un contexte de violences urbaines dont il appartiendra de déterminer les causes ». « Il n’y a pas vraiment de motif rationnel à ces violences », juge de son côté une source policière.