Les tags antipolice à la Sorbonne tirés de chansons rap et punk

ANTIPOLICE «20 Minutes» a obtenu le contenu des quatre tags antipolice retrouvés à la Sorbonne, tous inspirés de chansons rap et punk...

Claire Barrois

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Tag découvert sur les murs des locaux du centre Pierre Mendès France de l'université Panthéon Sorbonne à Paris.
Tag découvert sur les murs des locaux du centre Pierre Mendès France de l'université Panthéon Sorbonne à Paris. — Alliance 75

Une provocation inspirée, mais punie par la loi. Hier, le syndicat de police Alliance avait publié des images de deux tags retrouvés dans les locaux du centre Pierre Mendès France de l’université Panthéon Sorbonne, rue de Tolbiac (Paris 13e), exprimant sa colère. Après avoir obtenu le contenu des deux tags manquants, 20 Minutes a retrouvé (presque toutes) les chansons dont les quatre slogans étaient issus.

« J’ouvre une bouteille à chaque fois qu’ils ferment le cercueil d’un flic »

Accompagnée du hashtag #Viry-Châtillon, cette punchline tirée de Sombre du rappeur Kaaris est suivie de la phrase « C’est sûr que j’attaque que pour les niquer » dans la chanson. Hyperviolente, la phrase assortie d’un hashtag rappelle l’attaque de policiers samedi 10 octobre à l’aide de cocktails Molotov. « Deux personnes ont failli être brûlées vives, donc cette phrase a particulièrement ulcéré les policiers qui ont fait les constatations du tag », avance le syndicat de police Alliance.

« Crame un flic et trempe tes cookies dans ses larmes »

Cette fois, l’auteur du tag a mis sa patte en détournant une chanson, toujours du rappeur Kaaris, pour qu’elle colle mieux au contexte de Viry-Châtillon.

Je m’en bats les couilles de qui rend l’âme
J’trempe mes cookies dans tes larmes

Accompagnée de l’acronyme « Acab », soit All cops are bastards, qui se traduit par : « Tous les flics sont des salauds », cette phrase est la seule pour laquelle l’auteur a fait preuve d’inspiration. Et quelle inspiration…

« Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort »

Les tagueurs ont visiblement une culture musicale très étendue, puisqu’ils sont allés puiser un de leurs messages dans l’album Pour un Djihad de Classe de Pekatralatak, dans la chanson intitulée Flics porcs assassins, faisant preuve de toujours autant de violence. Et l’incitation à la violence est punie par la loi, assène-t-on du côté des policiers.

« Un flic, une balle. Un régiment, une rafale »

La quatrième phrase apparue sur les murs de l’université est un slogan antifasciste repris lors de manifestations, comme celle qui réagissait à l’assassinat de Clément Méric, en 2013. En revanche, si 20 Minutes penche pour une chanson de départ punk, la rédaction n’a pas réussi à retrouver son auteur originel. Si nos lecteurs connaissent la chanson de base, qu’ils n’hésitent pas à nous en faire part.