Policiers attaqués: Cazeneuve se rend en Essonne avec Valls et s'en prend aux «sauvageons»

SECURITE Quatre policiers ont été blessés au cocktail Molotov samedi…

20 Minutes avec AFP

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Deux véhicules de police ont été incendiés par des cocktails Molotov, le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne).
Deux véhicules de police ont été incendiés par des cocktails Molotov, le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne). — AFP

L’expression rappelle Jean-Pierre Chevènement qui, en 1999, avait ainsi qualifié les mineurs multirécidivistes. Ce lundi matin, Bernard Cazeneuve a de nouveau employé le mot « sauvageons » pour désigner les individus qui ont blessé aux cocktails Molotov, samedi, quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne).

Ces agents ont été « confrontés à une bande de sauvageons qui ont agi avec lâcheté », et qui seront « rattrapés », a déclaré sur RTL le ministre de l’Intérieur. Dans « sauvageon », il y a « sauvage » », a expliqué Bernard Cazeneuve, sans pouvoir préciser s’il y avait des mineurs parmi les agresseurs. « C’est une véritable attaque barbare, sauvage, qui était destinée à tuer. » Le ministre s’exprimait avant une tournée des commissariats de l’Essonne prévue avec le Premier ministre, Manuel Valls.

Une « dizaine » de personnes « cagoulées »

A près Savigny-sur-Orge, les deux hommes ont poursuivi leur visite auprès des policiers d'Athis-Mons, où travaillait la femme gardien de la paix de 39 ans qui se trouvait dans la voiture au côté du jeune policier lors de l'agression.

Bernard Cazeneuve, contraint d'écourter sa visite pour un déplacement à Londres, a prévu de retourner à leur chevet lundi dans la soirée. Tout comme Manuel Valls.

Le Premier ministre s'’st ensuite rendu seul au commissariat de Juvisy-sur-Orge, où travaillaient les deux autres agents moins gravement atteints qui ont porté secours à leurs collègues, cible d’une « dizaine » de personnes « cagoulées » selon le ministre. Ce dernier s'’st ensuite rendu sur les lieux de l'attaque, en lisière de la Grande-Borne, cette cité très difficile à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny.

Valls croit en la vidéosurveillance

Comme il l’avait déjà affirmé lors de ses étapes à Savigny-sur-Orge, Athis-Mons et Juvisy, Manuel Valls a assuré qu'il « n'y avait pas de zone de non-droit ».

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« Ici, vous êtes à quelques mètres de la Grande Borne, il y avait des policiers placés pour surveiller ce carrefour où il y avait déjà eu plusieurs agressions et où il y a une caméra de surveillance particulièrement importante, c’est pour ça que moi je crois en la vidéosurveillance », a déclaré l’ancien ministre de l’Intérieur.

« Pourquoi il y a des incidents depuis plusieurs jours de nouveau ici (…) ? C’est parce que le travail de la police paie aussi, parce qu’il y a eu 62 kilos de résine de cannabis pris par les policiers », a-t-il dit.