VIDEO. Policiers attaqués dans l'Essonne: «C’était des êtres humains qui brûlaient», raconte un témoin

SOCIETE Le témoin a été marqué par la détermination des agresseurs…

C. A. avec AFP

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Manuel Valls et Bernard Cazeneuve ont entamé à Savigny-sur-Orge une tournée de commissariats de l'Essonne, au lendemain de l'attaque avec des cocktails Molotov de policiers à Viry-Châtillon
Manuel Valls et Bernard Cazeneuve ont entamé à Savigny-sur-Orge une tournée de commissariats de l'Essonne, au lendemain de l'attaque avec des cocktails Molotov de policiers à Viry-Châtillon — THOMAS SAMSON / AFP

Des policiers, qui effectuaient samedi une mission de surveillance près de la cité difficile de la Grande Borne à Viry-Châtillon (Essonne), ont été attaqués par des jets de cocktails Molotov. Le pronostic vital de l’un des agents est « engagé ».

La gardienne de la paix de 39 ans, qui l’accompagnait dans la voiture prise d’assaut par une quinzaine d’individus, « est très grièvement brûlée aux mains et au visage ». Elle se trouve également à l’hôpital Saint-Louis mais « son pronostic vital n’est pas engagé », a précisé le procureur Eric Lallement.

Les deux autres agents, une femme de 28 ans et un homme de 38 ans appelés en renfort, « fortement choqués par l’agression », ont pu quitter l’hôpital de Longjumeau et vont subir « une incapacité totale de travail de 21 jours », a poursuivi le procureur, confirmant des informations de source policière.

« C’était des êtres humains qui brûlaient »

Ce lundi, BFM TV a dévoilé le témoignage d’un homme qui a assisté à la scène. « Je vois une dizaine de personnes cagoulées qui se dirigent directement vers les deux voitures de la police. Directement, ils cassent la vitre et jettent en même temps les cocktails Molotov dans les deux véhicules », rapporte le témoin, qui souhaite garder l’anonymat.

Il poursuit en relatant la violence de la scène. « Le policier le plus gravement brûlé a réussi à sortir de la voiture en courant. Il restait la femme dans l’autre véhicule. On (a) essayé de faire sortir la policière. Une autre policière a essayé de répliquer, mais elle s’est fait frapper […] C’était des êtres humains qui brûlaient. C’était choquant. Quand je vois les gens qui se dirigent vers les forces de l’ordre, pour moi, ces gens sont vraiment, vraiment déterminés. Ce sont des gens qui n’ont pas peur. »