Essonne: Le centre d'accueil incendié reçoit ses premiers réfugiés

SOCIETE Une quarantaine d’hommes sont accueillis dans l’attente du traitement de leur demande de droit d’asile…

20 Minutes avec agences

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Forges-les-Bains dans l'Essonne
Forges-les-Bains dans l'Essonne — Capture d'écran

Le centre d’accueil incendié début septembre à Forges-les-Bains (Essonne) a vu arriver ce lundi ses premiers migrants. « Ce jour, 44 migrants afghans sont accueillis à Forges-les-Bains dans l’attente du traitement de leur demande d’asile », a fait savoir la préfecture de l’Essonne dans un communiqué.

Le camp doit accueillir au total 91 migrants

L’État, qui récupère une propriété de la mairie de Paris pour y installer ce centre, a accordé des aménagements à Forges-les-Bains. Le centre doit s’installer dans la commune pour deux ans au lieu de quatre et il doit accueillir au total 91 migrants, et non pas 200 comme prévu à l’origine, avait récemment expliqué la préfète de l’Essonne, Josiane Chevalier.

Ce lundi, la préfecture a souligné que « les conditions de sécurité sont réunies » pour cet accueil géré par l’association Emmaüs Solidarité et ceci alors que la vidéosurveillance a été renforcée dans la commune. Les hommes reçus y resteront en transit, pour une période d’un à quatre mois, le temps de formuler une demande d’asile avant d’être transférés dans des structures adaptées.

La structure devait initialement ouvrir fin septembre, mais l’inondation volontaire d’un bâtiment, suivie de l’incendie vraisemblablement criminel d’un autre, avait repoussé son ouverture. Depuis ces événements, la commune d’un peu moins de 4.000 habitants est sous tension. Sa maire Marie Lespert Chabrier (sans étiquette) dénonce ainsi le manque de concertation sur ce projet et a souligné vendredi dernier dans une lettre ouverte que l’État lui "imposait l’ouverture du centre".

59 % des habitants opposés à l’arrivée de migrants dans la commune

Fin septembre, à l’occasion d’une consultation populaire organisée par Marie Lespert Chabrier une large majorité de votants (59 %) avait même exprimé son opposition catégorique à l’arrivée de migrants dans la commune. Deux semaines plus tôt, une réunion publique d’information s’était déroulée dans un climat houleux, hachée par les cris, les quolibets et les inquiétudes des 700 personnes venues y assister.

A noter qu’après l’incendie, la préfecture tablait officiellement sur une ouverture du centre « d’ici la fin octobre ». Elle n’était, lundi, pas en mesure d’expliquer les raisons de l’arrivée de migrants bien avant cette date, ni de préciser si la structure accueillera seulement 44 migrants, au lieu de 91 au total.