Affaire Thierry Solère: Claude Guéant entendu comme témoin

JUSTICE Solère, était le candidat UMP dissident opposé à Guéant, alors ministre de l’Intérieur, lors des législatives dans les Hauts-de-Seine en 2012...

20 Minutes avec AFP

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Claude Guéant.
Claude Guéant. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Nouvel épisode de l’affaire Solère. Claude Guéant a été entendu la semaine dernière, comme simple témoin, dans l’enquête sur des soupçons de surveillance par la DGSE de son rival en 2012, Thierry Solère, a appris l’AFP vendredi de sources concordantes. L’ancien ministre de l’Intérieur a été entendu le 19 septembre par les gendarmes de la Section de recherche de Paris, saisis par le parquet de Paris, a précisé à l’AFP une source judiciaire.

« Simple témoin »

Cette audition comme « simple témoin ne fait que confirmer ce que Claude Guéant a toujours dit, c’est que de près ou de loin, il n’est absolument pas mêlé à cette affaire, à supposer qu’il y en ait une », a déclaré son avocat, Philippe Bouchez el-Ghozi.

Mi-avril, Le Monde avait affirmé que des moyens de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avaient été utilisés, « hors de tout contrôle », pour surveiller les téléphones et l’adresse Internet de Thierry Solère, candidat UMP (devenu LR) dissident opposé à Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur, lors des législatives dans les Hauts-de-Seine.

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Une surveillance qui aurait commencé dès son exclusion de l’UMP, le 20 mars 2012, et qui se serait interrompue « après la découverte fortuite de son existence par la direction technique de la DGSE », selon Le Monde, qui affirmait que l’espionnage avait « laissé des traces ».

Plusieurs protagonistes déjà entendus comme témoins

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour « collecte frauduleuse de données à caractère personnel et d’atteinte à l’intimité de la vie privée et recel de ce délit ». Dans ce cadre, plusieurs protagonistes ont été entendus sous le statut de témoin, comme l’actuel patron de la DGSE Bernard Bajolet et son prédécesseur, Erard Corbin de Mangoux, en poste au moment des faits, a indiqué la source judiciaire. Thierry Solère a aussi été entendu.

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Le 15 avril, une source proche des services de renseignements avait affirmé à l’AFP que des vérifications détaillées avaient été effectuées mais qu’elles n’avaient rien donné. « Tout a été épluché, aucune trace d’une quelconque surveillance sur Thierry Solère, électronique ou physique, n’a pu être trouvée », avait ajouté la même source.