Paris: Une héritière saoudienne ordonne à son garde du corps de «tuer» un artisan

FAITS DIVERS L'homme, dont le calvaire aurait duré plus de quatre heures, a porté plainte...

20 Minutes avec agence

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Vue sur Paris, l'avenue et la Grande Armée et l'avenue Foch, depuis l'Arc de Triomphe.
Vue sur Paris, l'avenue et la Grande Armée et l'avenue Foch, depuis l'Arc de Triomphe. — Eye Ubiquitous / Rex Fe/REX/SIPA

« Il faut le tuer ce chien, il ne mérite pas de vivre. » Une princesse saoudienne aurait sérieusement malmené un artisan parisien, qui a porté plainte. [Contrairement à ce que nous indiquions dans une première version, il ne s’agissait pas d’une des filles de l’ex-roi Khaled ben Abdelaziz Al Saoud. Nous présentons nos excuses à la famille.]

Ce dernier devait effectuer des travaux de rénovation dans l’appartement de la descendante des fondateurs du royaume d’Arabie Saoudite, situé sur la chic avenue Foch à Paris, dans le XVIe arrondissement. Le Point a rapporté le calvaire que la victime affirme avoir vécu.

Des traces de coups encore visibles

Alors que l’homme prenait des clichés de la pièce (afin, selon lui, de pouvoir remettre à leur place les objets et meubles à la fin des travaux), un garde du corps envoyé par la princesse lui aurait asséné un violent coup de poing.

Pensant que l’artisan réalisait ces photos afin de les revendre à la presse, l’homme de main, armé, aurait alors ligoté le Parisien, lui ordonnant de se mettre à genoux afin de baiser les pieds de la princesse. Selon les policiers qui ont recueilli le témoignage de la victime, « les traces de coups étaient encore visibles au moment où il se confiait aux forces de l’ordre ».

Une facture de 20.000 euros non payée

Braqué par une arme, l’artisan a expliqué que son calvaire a duré plus de quatre heures, avant qu’un autre employé de l’héritière ne le libère après avoir fait une photocopie de sa carte d’identité. La victime a pu partir, avec l’interdiction de remettre les pieds dans le quartier au cours de sa vie. Les Saoudiens ont conservé le matériel de l’artisan, qui a demandé à être payé des 20.000 euros de facture, en vain.

Parmi les riches familles du Golfe, certaines bénéficient de l’immunité diplomatique, rendant aléatoire la tentative de poursuite judiciaire. Le parquet de Paris n’a pas informé de la suite qu’il entendait donner à la plainte.