Le procès du « violeur des beaux quartiers » a débuté

M. H. avec AFP - ©2007 20 minutes

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Hier, s'est ouvert le procès du supposé « violeur des beaux quartiers ». Rachid Bouchta, un pizzaïolo de 34 ans, est soupçonné d'avoir commis une dizaine de viols dans le 16e arrondissement et dans des communes aisées de l'Ouest parisien entre 1999 et 2002.

Petit, trapu, le cheveu court et noir, il comparaîtra pendant quinze jours devant la cour d'assises de Paris. La première semaine de débats se tient à huis clos à la demande de plusieurs victimes. D'autres ont préféré ne pas se présenter à l'audience, victimes de phobies et de troubles depuis leur agression.

En 2004, les enquêteurs avaient fait le lien entre ces viols et une série de vols commis dans le même quartier. Ils avaient découvert que lors d'une vingtaine de vols, un homme ganté et masqué par un bas, armé d'un couteau, âgé d'une trentaine d'années, avait surgi chez des femmes se trouvant seules et leur avait réclamé coffre et bijoux. L'actrice Jeanne Moreau avait fait partie de ces femmes visitées. Le cambrioleur discutait avec les victimes et leur livrait des détails sur leurs habitudes, leur faisant comprendre qu'il les avait surveillées. Une victime de ces vols avait révélé avoir également subi un viol, une fellation forcée.

Les enquêteurs ont alors fait le rapprochement entre les modes opératoires du voleur et du violeur. Les descriptions et les techniques coïncidaient. Pour ne pas laisser de traces, le violeur forçait ses victimes à avaler son sperme ou éjaculait dans un linge. Rachid Bouchta a reconnu certains vols, mais a nié les viols pendant l'instruction.