Paris : La ville flouée par JC Decaux dans le contrat Vélib’ ?

VELO Un rapport de l’Inspection générale, que s’est procuré «Le Parisien», fustige le contrat qui lie la ville à JC Décaux pour l’exploitation du réseau de vélos en libre service parisien…

Fabrice Pouliquen

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Paris le 27 janvier 2013. Illustration Velo velib dans les rues de Paris.
Paris le 27 janvier 2013. Illustration Velo velib dans les rues de Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Manque de transparence des comptes, engagements non tenus de la part de la Somupi, la filiale du groupe JC Decaux en charge du Vélib’. L’Inspection générale s’est penchée sur le contrat passé avec JC Décaux pour l’exploitation du réseau de vélos en libre-service de la capitale.

Un contrat « en défaveur de la ville »

Et autant dire que les inspecteurs de la ville ne sont guère tendres, révèle Le Parisien qui s’est procuré en exclusivité ce rapport qui serait sur le bureau d’Anne Hidalgo depuis février. « Si le recours à une société dédiée pour gérer le marché public pouvait laisser présager une meilleure transparence des financements (investissement, exploitation, recettes publicitaires), la réalité est tout autre », constatent les auteurs du rapport. Avant de poursuivre : « L’équilibre du contrat, fortement modifié par trois avenants et deux transactions, est aujourd’hui en défaveur de la Ville. »

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En 2007 pourtant, lors du lancement du service à Paris, Vélib’ne devait rien coûter à la ville. Paris devait même percevoir une redevance annuelle de 3 millions d’euros. Selon l’inspection générale, la note est en fait plutôt salée pour la ville de Paris, indique Le Parisien. Pour la seule année 2013, Vélib’a coûté 16 millions d’euros à la mairie de Paris.

Une rallonge de 10 mois décidée en juillet

Le contrat de gestion de Vélib’avait déjà été pointé du doigt en 2012 par la chambre régionale des comptes. Ce contrat devait arriver à terme le 28 février 2017. Mais en juillet dernier, la mairie a octroyé une rallonge de dix mois au groupe JC Decaux au motif, indique Le Parisien, que le nouvel appel d’offres pour un marché métropolitain n’aurait pas pu être bouclé à temps.