Paris: Deux campements humanitaires pour les réfugiés ouvriront à la rentrée

SOCIETE Si le premier campement ouvrira non loin du boulevard La Chapelle, le second centre sera situé, lui, selon les informations du « Point », dans le sud-est de la capitale…

R.L.

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Des réfugiés dans un camp de fortune le 27 mai 2016 à Paris
Des réfugiés dans un camp de fortune le 27 mai 2016 à Paris — MATTHIEU ALEXANDRE AFP

Le projet humanitaire d’Anne Hidalgo prend forme. Le 31 mai, l’édile annonçait en conférence de presse l’ouverture d’un camp humanitaire pour les migrants sans préciser les contours et le lieu exact de ce campement. « Différents lieux vont être expertisés afin de trouver le lieu idoine, où devraient à terme être accueillis plusieurs centaines de réfugiés », affirmait alors la maire de Paris.

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Un mois plus tard, Dominique Versini, adjointe chargée de la solidarité, des familles et de l’enfance indiquait que « plusieurs sites, deux notamment, ont été identifiés et sont encore à l’étude du point de vue juridique et urbanistique (…) dans la zone nord de Paris ». Ce mercredi, selon les informations du Point, une annonce officielle doit être faite début septembre pour la mise en service de deux structures - une piste qui a les faveurs notamment des élus écologistes au conseil de Paris - avant la fin du mois, après le prochain conseil de Paris fixé le 25 septembre prochain, indique-t-on en mairie.

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Une situation « plus tenable »

Alors que les associations d’aide aux migrants ont décidé cette semaine desuspendre les rondes sociales qu’elles mènent sur les campements à Paris, pour taper du poing sur la table face à la multiplication des évacuations policières, la mairie de Paris a-t-elle décidé d’accélérer la procédure ? « La situation des migrants qui convergent chaque jour vers la capitale n’était plus tenable », explique au Point, Dominique Versini. Objectif : « répondre aux besoins de deux catégories de population différentes », explique-t-elle. Mais aussi pour ne pas « créer de point d’abcès » unique.

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Depuis le 2 juin 2015, 26 évacuations conjointes ont ainsi eu lieu, avec à la clé « plus de 14.000 offres d’hébergement », selon la préfecture d’Ile-de-France. Malgré tout, les campements se reconstituent dans le nord de la capitale, alimentés par les arrivées depuis l’Italie qui restent soutenues avec l’été, et par les allers-retours entre la capitale et Calais, où le bidonville n’a jamais été aussi peuplé.

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Quelles sont les localisations ?

Ces sites inspirés de Grande-Synthe (Nord) pourront accueilli entre 200 et 700 personnes. Ces campements auront notamment un guichet administratif permettant le recensement et l’identification des réfugiés, d’un espace médical et d’un centre d’hébergement « temporaire ». Mais où seront-ils précisément situés à Paris ?

Les premiers travaux d’aménagement d’un premier camp ont commencé fin juin dans le nord de Paris, entre la gare du Nord et le boulevard de la Chapelle « où convergent déjà des dizaines de migrants chaque semaine », note Dominique Versini. Si la mairie ne confirme ni ne communique sur le lieu précis de l’implantation du centre, celui-ci « sera dédié à l’accueil des hommes seuls », confie une source au Point.

Selon l’hebdomadaire, le second centre sera localisé dans le sud-est de la capitale « pour ne pas accabler les habitants du 18e et 19e qui ont déjà beaucoup fait en matière d’accueil de migrants », glisse une source proche du dossier. Ce second site accueillera les personnes « vulnérables » : les femmes et les enfants isolés, mais aussi les familles.