Paris: Plus de 800 migrants évacués de campements dans le nord de la capitale

SOCIETE Vers 10 heures, 100 à 200 d'entre eux, majoritairement des hommes avec valises, sacs ou couvertures, patientaient toujours dans le calme sur l'avenue de Flandres...

R.L. avec AFP
Avenue de Flandres dans le 19e arrondissement
Avenue de Flandres dans le 19e arrondissement — Capture d'écran

Plus de 800 migrants étaient en cours d'évacuation dans le calme mercredi matin de plusieurs campements qui s'étaient reconstitués ces derniers jours dans le nord-est de Paris, a constaté un journaliste de l'AFP.


« Huit à neuf cents migrants issus de trois campements »

«Huit à neuf cents migrants issus de trois campements situés quai de Jemmapes, place Stalingrad et avenue deFlandres, sont en cours d'évacuation depuis 7h ce matin» a indiqué Yann Drouet, chef de cabinet du préfet de police de Paris.

Ces migrants, d'origine afghane, soudanaise, érythréenne ou encore somalienne, étaient acheminés vers un commissariat du 18e arrondissement «où leur situation administrative est examinée pour les orienter et les prendre en charge si besoin», a-t-il ajouté. «Soixante a 70 femmes et enfants ont été évacués en priorité» a-t-il précisé.

Vers 10 heures, 100 à 200 d'entre eux, majoritairement des hommes avec valises, sacs ou couvertures, patientaient toujours dans le calme sur l'avenue de Flandres (19e arrondissement).

La préfecture de police mène des opérations répétées depuis la fin du mois de juillet pour évacuer les campements qui se reconstituent dans cette partie du 19e arrondissement proche de la Gare du nord et de la plateforme de France Terre d'asile où les migrants entament leurs démarches à Paris s'ils veulent demander le statut de réfugié.

Le flux reste élevé en raison notamment des arrivées depuis l'Italie, qui se sont traduites ces dernières semaines par des tensions à Vintimille. Il reste une «forte pression (migratoire) à la frontière italienne», a estimé Yann Drouet.

Mais ces évacuations menées à l'initiative de la préfecture de police sont vivement dénoncées par les collectifs de soutien aux exilés qui dénoncent une logique d'expulsion, alors que la petite trentaine d'opérations menées depuis plus d'un an avec la ville de Paris et la préfecture de région débouchaient sur des propositions d'hébergement.